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Quand l'Asie réveille l'Europe : leçon de réalisme coréen
Il fallait être patient, très patient, pour assister au spectacle lors de ce duel de Coupe du Monde entre la Corée du Sud et la Tchéquie. Après une première mi-temps d'une PLATITUDE affligeante, où le score de 0-0 reflétait parfaitement l'absence d'inspiration des deux camps, on se demandait si les équipes avaient oublié où se trouvaient les cages adverses. Mais la pause a manifestement eu un effet stimulant sur les Guerriers Taeguk, qui ont décidé de passer la seconde.
Les Coréens n'ont pas traîné en seconde période. Oubliant le faux-rythme de la première mi-temps, ils ont affiché une détermination tout autre, bien décidés à ne pas laisser filer des points précieux. Deux buts sont tombés, coup sur coup, ou presque, démontrant que lorsque l'envie est là, le talent suit. C'est ça, la Coupe du Monde : on ne gagne pas avec des intentions, mais avec des filets qui tremblent. Et la Corée du Sud l'a bien compris.
Du côté tchèque, c'est une toute autre histoire. Malgré une réaction d'orgueil tardive qui leur a permis de réduire le score – histoire de sauver l'honneur et de laisser un soupçon de suspens – leur performance globale fut décevante. Ils ont semblé dépassés par l'intensité coréenne, incapables de concrétiser les rares occasions qu'ils se sont créées. Une défaite amère qui leur rappelle que le football ne se joue pas sur le papier, mais sur le terrain. La Tchéquie s'est montrée inoffensive, manquant cruellement de ce mordant qui fait les grandes équipes.
Ce résultat est plus qu'une simple victoire pour la Corée du Sud : c'est une déclaration. Elle propulse les Asiatiques dans une position enviable pour la suite de la compétition, donnant un coup de BOOST monumental à leurs espoirs de qualification. Pour la Tchéquie, en revanche, c'est un revers qui hypothèque sérieusement la suite de leur parcours. Ils devront montrer un tout autre visage s'ils ne veulent pas prendre un aller simple pour Prague. Le Mondial ne pardonne pas les siestes prolongées.