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La clim du Pirée au Vélodrome
Il y a des soirs où le football européen ressemble à une mauvaise gueule de bois sur le Vieux-Port. Marseille recevait l’Olympiacos avec l’ambition d’imposer sa loi en Ligue Europa, et les supporters sont repartis avec un vent glacial dans le dos. Une défaite un but à zéro, sèche, clinique, sans bavure pour des Grecs venus en braqueurs de grand chemin.
Le bourreau de la soirée portait un nom et un flegme insolent : Keito Nakamura (Note : 8.7/10). L’attaquant a tout simplement marché sur la rencontre. Vif, imprévisible, létal dans chaque prise de balle, il a donné le tournis aux arrière-gardes phocéennes pour signer le récital de la soirée. À ses côtés, Mohamed Ouédraogo (Note : 7.87/10) a verrouillé l'axe avec un sang-froid de vieux briscard, dégoûtant méthodiquement chaque offensive adverse.
Le plus cruel pour l’OM ? Le problème n'était pas derrière. Jean-Kévin Duverne (Note : 8.32/10) a pourtant sorti le match de patron, multipliant les sauvetages désespérés et les tacles autoritaires pour maintenir les siens en vie. Même constat pour Senou Coulibaly (Note : 7.92/10), impeccable au mastic et solide dans les airs. Offensivement, Ewandro (Note : 7.93/10) s'est démené pour secouer la boîte, allumant quelques mèches et percutant sans répit, mais le tableau d'affichage est resté désespérément muet pour les locaux.
Au classement de cette Ligue Europa, l’opération est désastreuse pour Marseille. En laissant filer ces trois points précieux à domicile, les Olympiens se tirent une balle dans le pied pour la course aux places directement qualificatives et se condamnent à cravacher sous pression. Pour l’Olympiacos, en revanche, c’est le coup parfait : un hold-up propre qui relance totalement leur campagne européenne et les propulse vers le haut de tableau.
Circulez, la coupe d'Europe est impitoyable, et ce soir, le Vélodrome a pris une douche froide.
Les Notes du match
- Keito Nakamura (8.7/10) : Insolent de facilité, il a climatisé l'enceinte phocéenne à lui tout seul.
- Jean-Kévin Duverne (8.32/10) : Le seul patron marseillais à tenir la tranchée sans jamais baisser les yeux.
- Ewandro (7.93/10) : Des cannes, de l'envie et du mordant, mais un manque criant de relais autour de lui.
- Senou Coulibaly (7.92/10) : Présent au duel physique, il a fait le boulot sans être récompensé.
- Mohamed Ouédraogo (7.87/10) : Une sangsue infatigable qui a éteint chaque étincelle provençale dans l'œuf.