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2 - 4
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Stuttgart vient siphonner la banque de Leverkusen

1 novembre 2026
#Bayer 04 Leverkusen#VfB Stuttgart

L’ambiance au BayArena n’était pas celle d’une soirée tranquille en famille, mais plutôt celle d’un cambriolage éclair. Le Bayer 04 Leverkusen, habitué à dicter le tempo et à transformer les soirées en récitals de domination, a vu ses plans calcinés par un VfB Stuttgart qui est venu avec des dents. Quatre buts, des sanglots à la mi-temps et une défaite qui va piquer dans le vif. Stuttgart n’a pas juste gagné, il a administré une leçon de réalisme clinique à des Wörther qui, ce soir-là, ont ressemblé à des touristes perdus dans leur propre jardin.

Le scénario était tendu dès l’entame. Stuttgart mène déjà 2-1 à la pause, un avantage fragile mais symbolique. La pression psychologique s’est inversée, et c’est là que le diable s’est invité. Quatre buts au total, c’est le chiffre qui tue. Pour un match de Bundesliga, on se gargarise souvent de l’efficacité, mais ici, c’est un festival de déstructuration défensive pour les locaux. Les supporters de Leverkusen ont dû se demander si la climatisation avait sauté, tant l’équipe a paru démuni face à l’intensité rhénane.

Côté Stuttgart, on a vu du béton armé. Finalement, pas besoin d’un Messi ou d’un Haaland pour faire mal, juste de la rigueur et de la fraîcheur. Le match a eu le mérite de ne jamais s’endormir, avec cette tension palpable qui fait vibrer les sièges. Le VfB repart avec trois points précieux, une dynamique qui peut tout changer dans cette course effrénée au titre ou à l’Europe, selon la configuration exacte du tableau.

Pour Leverkusen, c’est le choc. Cette défaite laisse des traces. Dans une ligue où chaque point est un silex à allumer, en laisser tomber quatre d’un coup, c’est cadeau. L’équipe d’Xabi Alonso ou de ses successeurs devra vite réarmer son mental. Le talent est là, on l’a vu, mais sans la solidité d’acier, même le plus beau caramel finit par fondre sous les projecteurs.

Le classement en prend un coup. Cette victoire propulse Stuttgart un peu plus haut, renforce sa stature de prétendant sérieux, tandis que Leverkusen risque de voir ses concurrents directes passer devant si le vent ne tourne pas d’ici la prochaine journée. C’est l’essence même de la Bundesliga : la hiérarchie est fragile, et un soir de malchance ou de manque d’envie peut tout renverser.

Stuttgart est reparti en patron. Leverkusen est resté sur le carreau, à ramasser les miettes et à chercher des excuses là où il n’y en a pas. La prochaine fois, il faudra moins rêver et plus cogner.

Les Notes du match

Patrik Schick (7.81/10) : Le seul rayonnant dans la tempête, un feu de paille précieux mais insuffisant pour sauver la barque. Aleix García (7.64/10) : Le chirurgien de la relance, précis et tranchant, mais incapable d’arrêter l’hémorragie défensive. Ibrahim Maza (7.56/10) : Une présence physique et un engagement qui ont tenté de tenir le choc face à la force brute adverse. Maximilian Mittelstädt (7.75/10) : Le pilier du succès stuttgartois, solide comme le roc quand il fallait tenir le terrain. Chris Führich (7.49/10) : La colonne vertébrale du milieu de terrain rhénan, un vétéran qui a rappelé qui était le patron du match.

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