3 - 1
Le Sous-Marin Jaune torpille la Real
On s’attendait à un choc entre prétendants européens, on a finalement assisté à une exécution sommaire en mondovision. À la Ceramica, le suspense a duré environ le temps d’ouvrir une canette de soda. Le Sous-Marin Jaune n'a pas seulement gagné, il a humilié une Real Sociedad qui semble avoir laissé ses principes défensifs à la douane du Pays Basque.
Trois à zéro à la pause. C’est le genre de score qui transforme normalement une causerie d’entraîneur en cellule de soutien psychologique. Villarreal a profité de la première période pour transformer la défense de San Sebastián en un immense gruyère, empilant les buts avec une facilité presque insultante. Les attaquants locaux se sont baladés entre les lignes adverses avec la sérénité d'un retraité sur une plage de Benidorm, pendant que les Basques cherchaient désespérément la notice pour arrêter un ballon.
C’était un véritable MASSACRE tactique. Villarreal a donné une leçon de réalisme à une équipe de la Real qui, d'habitude, se targue de son élégance. Là, l'élégance était restée au vestiaire, remplacée par une fragilité assez fascinante pour une équipe de ce standing. Chaque offensive jaune sentait le sang, et chaque intervention défensive visiteuse sentait la panique. On a vu des défenseurs courir après des ombres, et franchement, c'était presque gênant pour le prestige de la Liga.
La seconde période a servi de simple formalité administrative. Le but de la Real Sociedad pour revenir à 3-1 n'était qu'un cache-misère, une petite ligne de statistiques pour sauver les apparences dans un naufrage collectif. Villarreal a géré son avance avec un calme olympien, laissant les minutes s'égrener tout en savourant le spectacle de Basques incapables de proposer une révolte sérieuse.
Au classement, l'opération est parfaite pour Villarreal qui remonte en flèche et rappelle à tout le monde que leur stade n'est pas un lieu de villégiature. Pour la Real Sociedad, c'est un coup d'arrêt RIDICULE qui pose de sérieuses questions sur leur capacité à tenir la distance. S'ils continuent à défendre comme des plots de chantier, le printemps risque d'être très long du côté d'Anoeta. Ils voulaient l'Europe, ils ont eu un aller simple pour la remise en question.