Résumé : Valencia CF 3-2 Deportivo Alavés
Si vous aimez l'ordre, la logique et les après-midis paisibles, Mestalla n'était pas l'endroit où traîner ce dimanche. Dans un duel de bas de tableau qui sentait bon la peur et la sueur entre le 15e et le 16e, Valencia a fini par arracher une victoire 3-2 contre Alavés au bout d'un scénario que même un scénariste de téléréalité sous caféine n'aurait pas osé pondre.
Le match a commencé par une douche froide pour les locaux. Lucas Boyé, visiblement décidé à gâcher la sieste des supporters valenciens, a transformé un penalty dès la 3e minute. On jouait depuis 180 secondes et Valence était déjà en mode panique. Les hommes de Baraja sont rentrés aux vestiaires avec un but de retard et l'air de ceux qui viennent de réaliser qu'ils ont laissé le gaz allumé chez eux.
Javi Guerra a cru remettre les pendules à l'heure dès la reprise (47e), mais Boyé, encore lui, a redonné l'avantage aux Basques à vingt minutes du terme. À ce moment-là, Alavés se voyait déjà repartir avec les trois points et une bouffée d'oxygène au classement. C'était compter sans le talent d'Alavés pour l'autodestruction massive en fin de match.
Le temps additionnel a basculé dans le DELIRE TOTAL. À la 90e minute, Eray Cömert a égalisé, transformant Mestalla en un volcan prêt à exploser. Mais le chef-d'œuvre de la bêtise est venu de Guevara et Pacheco, qui ont réussi l'exploit de se faire exclure coup sur coup pendant que le corps arbitral tentait de démêler un chaos sans nom dans la surface.
Réduit à neuf, Alavés a fini par craquer sur un penalty transformé par Hugo Duro à la 99e minute. Oui, vous avez bien lu. Neuf minutes au-delà du temps réglementaire pour voir Valence s'imposer et laisser Alavés prostré sur la pelouse, avec l'élégance d'un boxeur KO qui cherche ses dents.
Ce résultat est une véritable bouffée d'air pur pour Valencia qui s'éloigne enfin de la zone rouge. Pour Alavés, en revanche, c'est la soupe à la grimace : passer si près d'un braquage pour finir avec zéro point et deux suspendus, c'est une performance qui mérite presque une médaille de la LOOSE. La lutte pour le maintien vient de trouver son nouveau grand favori pour la dépression nerveuse.