2 - 0
Réveil Américain, cauchemar bosnien
Après une première mi-temps digne d'une sieste dominicale où l'on a cherché le football avec la même ardeur qu'un détective privé cherchant la motivation chez un adolescent, les États-Unis ont finalement daigné montrer pourquoi ils étaient les favoris face à la Bosnie-Herzégovine. Le score final de 2-0 est le reflet d'une supériorité qui, si elle a mis du temps à se manifester, n'en était pas moins ÉVIDENTE.
Le coup d'envoi avait pourtant donné l'impression d'un match amical de pré-saison, le 0-0 à la pause étant le seul fait notable. On aurait pu croire que les deux équipes étaient encore en train de chercher leurs marques, ou peut-être leur envie. Mais la deuxième période a vu un tout autre visage des Américains. Plus déterminés, plus tranchants, ils ont fait la différence avec une efficacité chirurgicale qui manquait cruellement avant la pause.
Les Bosniens, eux, ont semblé avoir confondu la pelouse d'une Coupe du Monde avec un terrain de camping. Leur attaque ? Inexistante. Leur défense ? Perméable au moment où il ne fallait surtout pas l'être. On se demande ce que le sélectionneur a bien pu leur dire à la mi-temps, mais ce n'était clairement pas un discours inspirant. Une performance qui ne mérite que l'OUBLI pour une équipe classée derrière les Américains et qui n'a fait que confirmer les craintes de leurs supporters.
Cette victoire, pour les États-Unis, est bien plus qu'une simple formalité. Ces trois points CRUCIAUX les propulsent dans une position enviable au classement de leur groupe de Coupe du Monde, confirmant leurs ambitions de qualification pour les phases éliminatoires. Pour la Bosnie-Herzégovine, en revanche, c'est un revers qui compromet sérieusement leurs chances de voir le deuxième tour et qui les ancre un peu plus au fond du tableau. Le rêve mondialiste semble déjà bien lointain.