2 - 2
Le Rocher part en miettes au Stadium
On espère que les supporters monégasques n'avaient pas réservé leur vol pour la Ligue des Champions trop tôt, parce que le voyage risque de se terminer à l'aéroport de Nice-Côte d'Azur. Alors qu'ils menaient tranquillement 0-2 à la pause, les hommes du Prince ont trouvé le moyen de saborder leur soirée pour finir sur un match nul qui sent bon la défaite psychologique.
Pourtant, tout avait commencé comme dans un conte de fées pour Monaco. Teze et Camara avaient fait le break en première période, profitant d'une défense toulousaine apparemment restée à la sieste. On se disait que le TFC, dixième au coup d'envoi et habitué à la médiocrité confortable du milieu de tableau, allait gentiment tendre l'autre joue. Mais c'était sans compter sur le réveil des Pitchouns, portés par un Stadium en ébullition.
En seconde période, Monaco a décidé de tester un concept innovant : jouer sans milieu de terrain et avec une défense en carton-pâte. Toulouse en a profité pour refaire son retard et arracher ce 2-2 héroïque. On ne sait pas ce que les Toulousains ont bu à la mi-temps, mais on conseille aux Monégasques d'en commander quelques caisses pour soigner leur déprime.
Pour le classement, c'est la Bérézina. Monaco, septième, rate l'occasion en or de doubler l'OM pour la sixième place. C’est ce qu’on appelle un NAUFRAGE collectif. Alors que les places européennes se jouent au millimètre, laisser filer deux points de la sorte après avoir mené de deux buts relève de la faute professionnelle.
Pendant ce temps, Toulouse continue de naviguer dans les eaux calmes du ventre mou, mais avec le sentiment du devoir accompli : celui d'avoir bien pourri le week-end des résidents de la Principauté. Les Toulousains prouvent qu'ils ont du COEUR, à défaut d'avoir une place sur le podium.
Bref, une soirée typique de Ligue 1 où l'on brille par l'intermittence. Si Monaco continue à ce rythme, la prochaine grande affiche européenne du club se jouera probablement le jeudi soir sur une pelouse synthétique en Azerbaïdjan. C'est ça aussi, la magie du football princier. TOUT SIMPLEMENT MINABLE.