Le Toro réduit Parme en miettes
On pensait avoir droit à un duel tactique serré, un de ces dimanches après-midi où l'on regrette amèrement d'avoir privilégié la Serie A à une sieste digestive de qualité supérieure. À la pause, le score de 1-1 laissait présager une seconde période aussi palpitante qu'un inventaire de bibliothèque municipale en plein mois d'août. Erreur fatale pour les sceptiques. Le Torino a décidé de sortir les cornes et de piétiner tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un maillot de Parme pendant quarante-cinq minutes de pur délire offensif.
Les joueurs de Parme, apparemment restés au vestiaire pour finir leur café ou discuter du prix du jambon local, ont assisté en spectateurs privilégiés au naufrage absolu de leur propre arrière-garde. Quatre buts encaissés au total, dont trois dans un second acte qui a tourné à la démonstration de force pour les Grenats. Le Toro n'a pas fait de détails : c'était CLINIQUE, violent, et surtout terriblement humiliant pour des Parmesans qui semblaient avoir oublié que le football de haut niveau nécessite un minimum de présence physique et d'envie.
Ce résultat est une véritable déclaration d'intention pour le Torino. En passant quatre buts à une équipe qui se voyait peut-être trop belle après une entame de match correcte, les Turinois s'offrent un bond salvateur au classement. Ils quittent l'anonymat du ventre mou pour s'installer confortablement dans une zone plus ambitieuse. Pour Parme, en revanche, l'odeur du roussi commence à devenir sérieusement entêtante. On ne descend pas mathématiquement après une telle gifle, mais on rentre chez soi avec une sacrée remise en question. C'était un véritable CALVAIRE pour le bloc défensif visiteur.
Le Stadio Olimpico Grande Torino a rugi, et on comprend pourquoi. Quand le Torino joue avec cette intensité, il n'y a plus de "match piège" qui tienne. Parme a appris à ses dépens qu'en Italie, le respect se gagne sur le terrain et non sur le prestige historique du logo. Une DÉSILLUSION totale pour les visiteurs qui vont devoir trouver autre chose que de la figuration pour espérer ne pas vivre une fin de saison en apnée. Le Toro avait faim, et Parme était l'apéritif idéal pour relancer la machine.