3 - 2
ELVERSBERG : Le Cauchemar du Pharmacien
Ah, la Bundesliga ! Ce championnat où, parfois, la logique prend des vacances prolongées et le favori se retrouve avec la tête au fond des filets. Ce fut le cas samedi, et de quelle manière, quand le SV 07 Elversberg a tout simplement renversé le Bayer 04 Leverkusen, s'imposant 3-2. Un résultat qui, pour les habitués du classement, est une véritable aberration. Leverkusen, d'habitude si prompt à dicter sa loi, a bu la tasse, la très grande tasse, face à une équipe d'Elversberg qui, avouons-le, a joué le match de sa vie.
Dès la mi-temps, le tableau d'affichage était déjà une claque monumentale pour les visiteurs : 2-0. Deux buts encaissés qui témoignent d'une défense en vacances prolongées, d'un milieu de terrain aux abonnés absents et d'une attaque qui cherchait encore ses marques. Le grand Bayer 04, celui qui se rêve d'Europe, s'est retrouvé à genoux face à l'énergie, la détermination et une dose d'insolence sarroise. On cherchait le projet de jeu léverkusien, on a trouvé des boulevards et des joueurs dépassés.
Le match fut spectaculaire, diront certains. Oui, si l'on aime voir une équipe se débattre comme un poisson hors de l'eau avant de mordre la poussière. Leverkusen a bien tenté de se racheter en seconde période, réduisant l'écart à 3-2, histoire de donner un semblant de suspense à cette pantalonnade. Mais le mal était fait. Elversberg, loin d'être tétanisé par le retour du "géant", a tenu bon, avec une GRINTA que l'on aurait aimé voir chez les stars d'en face. Chaque duel, chaque contre, chaque arrêt du gardien elversbergeois était une piqûre de rappel : ce jour-là, l'envie était du côté des petits.
Pour le classement, ce résultat est une montagne russe inversée. Elversberg, qui avant le coup d'envoi naviguait dans les profondeurs du tableau, prend trois points D'OR. C'est une bouffée d'oxygène, un boost de confiance monumental et la preuve que tout est possible en Bundesliga. Pour Leverkusen, en revanche, c'est une tache indélébile. Trois points perdus bêtement, une occasion manquée de prendre le large sur les concurrents directs et, surtout, un message envoyé à la ligue : cette équipe peut s'effondrer sous la pression. La pilule est amère, et il faudra plus qu'un antalgique pour faire passer la douleur.