1 - 3
Pompey climatise le Bet365 Stadium
On nous a bassiné pendant des décennies avec la fameuse question : "Peuvent-ils le faire par une nuit froide et pluvieuse à Stoke ?". Il s'avère que Portsmouth possède la réponse, et elle est cinglante. Pendant que les supporters de Stoke City cherchent encore une raison d'espérer, les hommes du Hampshire sont venus donner une leçon de réalisme à des Potters plus fragiles qu'un service en porcelaine de la région.
Le scénario a débuté comme une mauvaise blague pour les locaux. Menés 0-1 à la pause après avoir bégayé leur football pendant quarante-cinq minutes, on pensait que Stoke reviendrait avec le couteau entre les dents. Au lieu de cela, ils sont revenus avec des pantoufles. Portsmouth, qui n'est pas exactement le Real Madrid des années 50 cette saison, s'est baladé dans une défense de Stoke tellement apathique qu'on aurait pu y installer un stand de fish and chips sans être dérangé.
Le score final de 1-3 est presque flatteur pour les locaux. Voir Portsmouth s'imposer avec une telle autorité relève du MIRACLE pour certains observateurs, mais c'est surtout le reflet du néant absolu proposé par Stoke. Chaque contre-attaque des visiteurs ressemblait à une exécution publique devant des tribunes oscillant entre la colère noire et la sieste dominicale.
Pour le classement, ce résultat est une bouffée d'oxygène pur pour Portsmouth. Dans cette jungle de la Championship où chaque point se gagne dans le sang et la sueur, repartir du Staffordshire avec trois unités et trois buts dans la besace permet de regarder vers le haut, ou du moins de s'éloigner de l'abîme. Pour Stoke, c'est la stagnation habituelle, ce ventre mou qui ressemble de plus en plus à des sables mouvants.
C'est un VÉRITABLE NAUFRAGE collectif pour une équipe de Stoke qui semble avoir oublié les principes de base du football professionnel : courir et défendre. On ne peut pas espérer gagner des matchs en étant aussi prévisible qu'un épisode de Derrick. Portsmouth savoure, Stoke déprime, et le Championship continue de broyer les illusions des uns pendant que les autres, comme Pompey aujourd'hui, retrouvent un semblant de dignité. Si la porcelaine de Stoke est célèbre, leur défense, elle, n'est même pas digne d'un vide-grenier.