4 - 0
L'ouragan parthénopéen dévaste la Cremonese
Naples continue de marcher sur l'eau, ou plutôt sur ses adversaires, avec la régularité effrayante d'un métronome suisse sous caféine. Face à une équipe de Cremonese qui semblait avoir oublié que le football se jouait avec un ballon et un semblant d'organisation défensive, les hommes de Spalletti n'ont pas fait de détails. Le stade Diego Armando Maradona a assisté à une exécution en règle, polie mais d'une efficacité redoutable.
Trois buts dans la musette avant même que le vendeur de pizzas du virage n'ait fini sa première fournée : le suspense a duré environ huit minutes. À la pause, le 3-0 affiché au tableau d'affichage ressemblait déjà à une sentence irrévocable. On aurait pu arrêter les frais là, appeler un taxi pour les visiteurs et passer directement au digestif, mais le Napoli a cette cruauté des grands qui consiste à ne jamais lâcher sa proie.
C'est PROPRE, c'est net, et c'est surtout d'une violence symbolique rare pour une équipe qui lutte théoriquement dans la même division. La Cremonese est venue, elle a vu, et elle a surtout beaucoup encaissé. On se demande encore si les défenseurs lombards n'étaient pas venus à Naples en simples touristes pour admirer la vue sur le Vésuve plutôt que pour boucher les intervalles. À chaque accélération, on sentait que la digue allait rompre, et elle a rompu quatre fois.
Le Napoli conforte sa place de leader insolent et transforme la Serie A en une simple promenade de santé dominicale. Pendant que les poursuivants s'essoufflent à essayer de suivre une cadence infernale, les Napolitains s'offrent un matelas de points tellement confortable qu'ils pourraient finir la saison en tongs sur la plage de Positano.
Pour Cremonese, la lanterne rouge ne se contente plus de briller, elle brûle les doigts de ceux qui tentent de s'y accrocher. Avec ce genre de prestation, le chemin vers la Serie B ressemble désormais à une autoroute sans péage ni limitation de vitesse. On attendait une révolte de dernier de la classe, on a eu un NAUFRAGE collectif qui fera date dans les annales de l'impuissance.
Naples s'envole, Naples régale, et le reste de l'Italie commence sérieusement à commander les drapeaux et les fumigènes pour la fête du titre. C'est TOTALEMENT mérité, tant l'écart de niveau entre le leader et les autres semble aujourd'hui plus large que le détroit de Messine.