GoalazoGOALAZO

Le Diable milanais perd le Nord à l'Olimpico

16 mars 2026
#SS Lazio#AC Milan

Si vous cherchiez le prestige et l'ambition du Milan AC ce dimanche soir à Rome, il fallait probablement fouiller dans les archives poussiéreuses de Milanello. Sur la pelouse de l'Olimpico, on a surtout vu une bande de touristes en maillot rouge et noir errer comme des âmes en peine devant une Lazio qui n'en demandait pas tant pour s'offrir un succès de prestige.

Menés dès la pause après une entame de match digne d'un amical de pré-saison, les Milanais ont passé la seconde période à prouver au monde entier qu'on peut posséder un effectif à plusieurs centaines de millions d'euros et être incapable de cadrer une frappe correcte. La défense romaine, pourtant loin d'être un coffre-fort cette saison, n'a même pas eu besoin de forcer son talent. C'était une véritable DÉSILLUSION pour les supporters lombards qui ont dû apprécier le spectacle de leurs protégés trottinant comme s'ils avaient un train à prendre.

Au classement, l'opération ressemble à une catastrophe industrielle pour le Milan. Solidement installés à la deuxième place avant le coup d'envoi, les Rossoneri voient l'Inter s'envoler définitivement vers un titre qui leur tend les bras. Plus inquiétant encore, ce revers permet au Napoli et à la Roma de revenir à portée de fusil. À ce rythme, la qualification pour la prochaine Ligue des Champions pourrait passer du statut de certitude à celui de mirage lointain si personne ne décide de se réveiller en Lombardie.

Côté laziale, on savoure ce hold-up avec le cynisme qui caractérise le club. Dixièmes au coup d'envoi, les Romains recollent enfin au peloton européen et s'offrent le scalp d'un prétendant au titre pour la galerie. Ce n'était pas du grand football, c'était même parfois franchement pénible à regarder, mais l'essentiel est là : la Lazio remonte à la huitième place et peut à nouveau regarder vers le haut.

Milan peut désormais rentrer à la maison et méditer sur cette prestation INDIGNE d'un club de ce standing. Entre l'apathie tactique et le manque flagrant d'envie, les hommes de Paulo Fonseca ont rendu une copie qui frise le manque de respect pour leurs fidèles. La Lazio, elle, peut continuer de rêver à un printemps européen, portée par une victoire qui doit tout à sa solidarité et à l'incroyable passivité de son adversaire. Le football italien est parfois cruel, mais ce soir, il a surtout été d'une logique implacable.

Partager cet article