2 - 2
Braga joue au Père Noël dans sa carrière
Si vous aimez le granit, les ambiances de cathédrale et les défenses qui s'ouvrent plus facilement qu'une boîte de chocolats, l'Estádio Municipal de Braga était l'endroit idéal hier soir. Les Arsenalistas recevaient Famalicão pour prouver qu'ils ne sont pas juste le quatrième membre d'un trio qui ne veut pas d'eux. Résultat ? Un 2-2 qui sent bon le gâchis et la résignation.
On nous avait promis un choc pour l'Europe, on a surtout eu droit à une parodie de football. À la mi-temps, les deux équipes se regardaient déjà dans le blanc des yeux avec un 1-1 qui ne trompait personne : la suite allait être soit géniale, soit ABSOLUMENT ridicule. Spoiler : on a eu un peu des deux. Braga a beau avoir le rocher pour lui, sa charnière centrale a la solidité d'un château de cartes un jour de tempête dans l'Atlantique. On a vu des passoires plus imperméables que l'arrière-garde locale sur le second but adverse.
Ce nul ne change strictement rien au destin tragique de Braga. Les hommes du Minho restent accrochés à leur quatrième place fétiche avec désormais 54 points, mais ils regardent désormais le podium avec un télescope. Avec plus de vingt points de retard sur le FC Porto et le duo lisboète, on est plus proche de la crise existentielle que de la course au titre. C'est bien beau de se faire appeler les Guerriers, encore faut-il ne pas poser les armes dès que le cinquième du classement pointe le bout de son nez.
Famalicão, de son côté, continue son chemin avec une insolence rafraîchissante. Avec 49 points, ils restent le caillou permanent dans la chaussure de Braga. Ils n'ont pas le budget des grands, ils n'ont pas de stade sculpté dans la pierre, mais ils ont eu le mérite de ne pas paniquer quand les locaux pensaient avoir fait le plus dur. Un partage des points qui ne fait l'affaire de personne, à part peut-être des rivaux de Porto qui ont dû bien rigoler devant ce NAUFRAGE tactique.
En résumé, Braga a fait du Braga : un football qui flatte la rétine mais qui finit par s'auto-détruire par pure générosité. On appelle ça un match spectaculaire pour vendre des abonnements, moi j'appelle ça une énième occasion manquée de briser le plafond de verre. À ce rythme-là, la quatrième place finira par porter leur nom. TRÈS MÉDIOCRE tout ça.