3 - 2
Régalade et sueurs froides à Rotterdam
Le Het Kasteel n'a jamais été un salon de thé pour les âmes sensibles, et ce duel entre le Sparta Rotterdam et Willem II a rapidement basculé dans ce que l'Eredivisie sait faire de mieux : du chaos pur jus, du sang-froid dans le money-time et une défense collective parfois laissée au vestiaire.
À la pause, le tableau affichait déjà un 1-1 trompeur, synthèse parfaite d'un premier acte où personne n'a voulu lâcher le morceau. Mais le second acte a fait sauter tous les verrous tactiques. Dans ce festival ouvert aux quatre vents, ce sont bien les locaux qui ont dicté leur loi pour finalement arracher un succès 3-2 au bout du suspense. Le chef d'orchestre rotterdamois (Note : 8/10) a régalé la chique avec un récital d'ouvertures lumineuses, pendant que l'attaque des Rouge et Blanc punissait le moindre flottement adverse.
En face, Tilburg n'a pas démérité dans l'engagement, trouvant la faille par deux fois pour faire passer un sacré frisson dans les travées. Sauf qu'à ce niveau d'intensité, le repli défensif de Willem II (Note : 4/10) a pris l'eau de toutes parts, incapable de museler les transitions assassines du Sparta. Le dernier rempart visiteur (Note : 4.5/10) a bien tenté de retarder l'échéance, mais la sentence est tombée : la clim a été servie bien fraîche pour les supporters en déplacement.
Au coup de sifflet final, cette victoire à l'arraché offre au Sparta Rotterdam trois points en or massif pour s'installer confortablement et regarder vers le haut du tableau. À l'inverse, Willem II repart avec la gueule de bois et des regrets plein les valises : marquer deux buts à l'extérieur sans prendre le moindre point reste le meilleur moyen de glisser dangereusement vers la zone de turbulences.
Les Notes du match
- Le chef d'orchestre du Sparta (Note : 8/10) : Une boussole infaillible au milieu, il a distribué le jeu avec la précision d'un horloger suisse.
- L'avant-centre rotterdamois (Note : 7.5/10) : Renard des surfaces et poison permanent pour la charnière adverse, il a pesé sur chaque duel.
- L'arrière-garde de Willem II (Note : 4/10) : Trop naïve sur les transitions rapides, elle a offert des boulevards