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Le Celta perd le Nord en Forêt-Noire
On pensait que le Celta Vigo venait en Allemagne pour exporter un peu de "fútbol" léché et de romantisme galicien. Ils sont repartis avec une valise, trois buts encaissés et probablement une indigestion de saucisses locales. Le SC Freiburg n'a pas seulement gagné, il a méthodiquement déconstruit une équipe espagnole qui semblait avoir laissé son âme et sa défense au contrôle de sécurité de l'aéroport.
La première période fut un monument d'ennui, un "None-None" qui ressemblait plus à une réunion de copropriété qu'à une affiche d'Europa League. Les deux équipes se sont regardées dans le blanc des yeux, ou plutôt dans le vide des intentions, pendant quarante-cinq minutes. On a cru un instant que le match ne commencerait jamais, mais la Forêt-Noire a fini par se réveiller, et le réveil fut BRUTAL pour les visiteurs.
Au retour des vestiaires, Fribourg a décidé d'arrêter de poliment observer son adversaire pour passer aux choses sérieuses. Trois buts plus tard, le Celta Vigo ressemblait à un touriste égaré sans GPS. La défense espagnole, si l'on peut appeler cela une défense, a ouvert des boulevards que même un bus à impériale aurait pu emprunter sans rayer la carrosserie. C'était une démonstration de réalisme allemand face à une apathie ibérique assez spectaculaire.
Ce résultat change radicalement la donne pour la suite de la compétition. Fribourg s'installe confortablement dans le haut du panier et prouve que sa rigueur tactique n'est pas qu'un mythe pour effrayer les enfants. Pour le Celta, ce naufrage est un signal d'alarme : en Europa League, on ne gagne pas avec des intentions, on gagne avec des buts.
Il va falloir plus que du talent théorique pour espérer voir le printemps européen. Pour l'instant, les Galiciens sont simplement les victimes d'une machine allemande qui n'a eu besoin que d'une mi-temps pour les renvoyer à leurs études. C'était une véritable DÉSILLUSION pour ceux qui croyaient au miracle espagnol hors de leurs frontières.
Fribourg continue sa route, serein et efficace, pendant que Vigo devra expliquer à ses supporters comment on peut encaisser trois buts sans même donner l'impression d'avoir lutté. Le football est parfois cruel, surtout quand on oublie de défendre pendant une demi-heure. Quelqu'un devrait rappeler au Celta que le match dure quatre-vingt-dix minutes, pas quarante-cinq. C'est dommage, le voyage était pourtant JOLI.