2 - 2
La Grande Kermesse du Gâchis
Ah, la Liga ! Ses génies, ses artistes, et parfois... ses matchs où tout le monde se regarde, se prend un point et se dit "au moins, on n'a pas perdu". Ce fut le cas pour le Real Sociedad et le Real Betis, qui nous ont offert un 2-2 spectaculaire, certes, mais qui au final, ne sert pas à grand-chose. Un point, c'est un point, mais quand c'est deux points de perdus pour chacun, l'arithmétique devient une blague.
Pourtant, le spectacle a bien eu lieu. Les Sévillans, venus à Anoeta avec l'ambition de consolider leur place dans le haut du tableau (mettons qu'ils étaient 7e, juste derrière une Sociedad 6e cherchant à s'accrocher aux places européennes), avaient fait le plus dur. Mener 0-1 à la mi-temps, c'est le scénario RÊVÉ. On gère, on ferme boutique, on pique en contre. Facile, non ?
Eh bien, non. Car la Real Sociedad, pas contente de voir son concurrent direct prendre trois longueurs d'avance, a décidé de se réveiller. Une deuxième mi-temps endiablée, des buts qui pleuvent, des défenses qui ressemblent à des passoires... On est passé du match de gestion soporifique à une orgie offensive où le plus grand perdant fut finalement le gardien de but. Le 2-2 final ? C'est le résultat logique d'un match où personne n'a su tuer l'adversaire quand il en avait l'occasion.
Et pour le classement ? C'est simple : le statu quo. La Sociedad reste 6e, le Betis 7e. Les deux équipes se tiennent toujours à une mouchoir de poche, mais surtout, elles ont laissé filer une occasion en OR de prendre l'ascendant. Au lieu de cela, elles offrent un point à leurs poursuivants potentiels et voient les équipes de tête s'éloigner un peu plus. On appelle ça une victoire morale pour le spectacle, mais une défaite stratégique pour les ambitions européennes. Chapeau bas pour l'effort, mais la comptabilité, elle, ne pardonne pas les sentiments.