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3 - 3
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Portes ouvertes et défense en option à San Sebastian

12 avril 2026
#Real Sociedad de Fútbol#Deportivo Alavés

Si vous êtes un adepte des blocs bas hermétiques, des couvertures mutuelles impeccables et des matchs qui se finissent sur un 0-0 tactique accouché dans la douleur, j'espère sincèrement que vous aviez mieux à faire ce dimanche. Car à Anoeta, la Real Sociedad et le Deportivo Alavés ont décidé que la défense était un concept purement facultatif, un vestige encombrant du football d'autrefois. Ce 3-3 final fera le bonheur des compilations de buts, mais il devrait envoyer les deux staffs techniques directement en cellule de dégrisement tactique.

Le spectacle a commencé fort, très fort. À la mi-temps, le tableau d'affichage affichait déjà un 2-2 qui ressemblait plus à un score de tennis de table qu'à une rencontre de Primera Division. On se demande encore si les défenseurs centraux étaient présents physiquement ou s'ils s'étaient contentés d'envoyer leurs hologrammes sur la pelouse. C'était le festival de la PASSOIRE, une invitation permanente à l'offensive où chaque incursion dans la surface adverse se transformait en occasion de but par la simple magie de l'apathie défensive.

Pour la Real Sociedad, ce résultat est une gifle monumentale. Quand on prétend jouer les premiers rôles et que l'on vise une qualification européenne, concéder trois pions à domicile face à Alavés est un aveu de faiblesse CRASSANT. Les hommes d'Imanol Alguacil ratent l'occasion de consolider leur position dans le haut du classement et voient le train pour la Ligue des Champions s'éloigner sans eux. À ce rythme, l'Europe se jouera devant la télévision avec un bol de chips plutôt que sur les pelouses prestigieuses du continent.

Alavés, de son côté, repart avec le sentiment du devoir accompli et le sourire malicieux du cambrioleur qui a trouvé les clés sur la porte. S'ils restent englués dans la deuxième partie de tableau, ce point arraché au courage prouve qu'ils ont les tripes pour saboter les ambitions des plus riches. Ils n'ont peut-être pas le budget des locaux, mais ils ont eu le mérite de transformer ce derby en une fête foraine à ciel ouvert.

Au final, ce nul spectaculaire nous rappelle que le football espagnol peut encore produire des moments de pure ANARCHIE. C'était drôle, c'était frustrant, et c'était surtout la preuve que dans ce sport, la logique reste parfois au vestiaire, juste à côté des protège-tibias.

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