2 - 1
Le Bernabéu renverse l'Inter
Le Real Madrid a offert une leçon de maîtrise à l'Inter Milan, s’imposant 2‑1 dans une soirée où les Merengues ont transformé le stade en véritable chantier de démolition. Dès les premières minutes, les hommes de Carlo Ancelotti ont imposé un pressing haut qui a empêché les Nerazzurri de sortir proprement du ballon, tandis que Karim Benzema, tel un chef d’orchestre, a dirigé les attaques avec une précision presque insultante. L’ouverture du score, signée Vinícius Júnior après une récupération haute, a sonné le glas des espoirs interistes : le Real a ensuite doublé la mise grâce à une frappe lointaine de Luka Modrić, rappelant que le milieu de terrain madrilène possède encore assez de jus pour faire trembler les filets. L’Inter a bien réduit l’écart grâce à un but de Lautaro Martínez sur corner, mais cette réaction tardive n’a fait que souligner l’impuissance d’une équipe qui, malgré ses intentions, n’a jamais réussi à imposer son rythme.
Sur le plan statistique, le Real a dominé la possession (58 %), enregistré 14 tirs dont 6 cadrés, tandis que l’Inter n’a cadré que 3 de ses 8 tentatives. Les statistiques de passes réussies (89 % contre 78 %) et les récupérations dans le camp adverse (12 contre 5) témoignent d’une supériorité territoriale claire. Les remplaçants madrilènes, notamment Rodrygo, ont maintenu l’intensité, empêchant toute tentative de remontée italienne. En revanche, l’Inter a semblé manquer de solutions offensives lorsque les espaces se sont fermés, s’en remettant à des coups de pied arrêtés qui n’ont jamais vraiment inquiété Thibaut Courtois.
Ce résultat confirme la position de leader du Real dans son groupe, lui assurant pratiquement une qualification pour les huitièmes de finale tandis que l’Inter voit ses chances s’amenuiser considérablement. Une victoire supplémentaire sera presque indispensable pour les Nerazzurri afin de rester en vie dans la compétition, alors que le Real peut désormais envisager la suite avec une certaine sérénité, voire même commencer à faire tourner son effectif en prévision des échéances à venir.
En résumé, le Real a montré pourquoi il reste l’un des cadors européens : une combinaison de talent individuel, de cohésion tactique et d’une capacité à punir la moindre erreur adverse. L’Inter, quant à elle, devra rapidement retrouver son âme guerrière sous peine de voir son aventure européenne se terminer prématurément, un scénario qui ferait presque pitié si ce n’était pas si prévisible.