2 - 4
Résumé : Real Betis 2-4 Braga
Il est temps de poser les questions qui fâchent : Manuel Pellegrini a-t-il oublié que la défense est une option autorisée en Europa League, ou le Real Betis a-t-il simplement décidé d'offrir une porte ouverte vers l'Algarve ? Hier soir, le stade Benito Villamarín s'est transformé en une gigantesque salle d'attente pour supporters désabusés, assistant impuissants à la démolition méthodique de leur équipe par une formation de Braga qui n'en demandait pas tant.
Braga climatise le Benito Villamarín
Après une première mi-temps d'un calme plat, pour ne pas dire d'un ennui mortel où les deux équipes semblaient d'accord pour ne rien proposer, la seconde période a basculé dans le surréalisme. On nous avait promis de la passion andalouse, on a eu droit à une série de cadeaux défensifs que même un Père Noël en fin de droits n'oserait pas distribuer. Voir le Betis encaisser quatre buts à domicile dans une compétition européenne relève de la faute professionnelle, voire d'une forme d'art abstrait que seul le public sévillan semble capable de subir avec une telle résignation.
Le Real Betis, qui flottait pourtant dans une zone confortable au classement avant le coup d'envoi, vient de s'offrir un aller simple vers le doute. Cette défaite 2-4 n'est pas qu'un simple accident de parcours, c'est un véritable NAUFRAGE collectif. Chaque contre-attaque portugaise ressemblait à une lame de rasoir tranchant dans du beurre tiède. Les défenseurs verts et blancs ont erré sur la pelouse comme des touristes égarés sur la Plaza de España, cherchant désespérément un guide ou, au moins, une idée de placement.
Pour Braga, l'opération est une masterclass de réalisme. Les Portugais, qui naviguaient dans le ventre mou du groupe, font un bond spectaculaire et rappellent à tout le continent qu'ils ne sont pas là pour vendre des serviettes. Ils ont profité de chaque espace, de chaque hésitation, de chaque TRAGÉDIE technique adverse pour punir un Betis beaucoup trop sûr de sa supériorité supposée.
Ce résultat chamboule tout. Alors que Séville espérait valider ses ambitions, c'est Braga qui repart avec les clés du camion, laissant le Betis face à ses démons et à une dégringolade au classement qui risque de laisser des traces. On appelle ça une leçon de football, ou plus simplement, un énorme camouflet. SILENCE, on coule.