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Le Real perd le Nord à Séville
On attendait un récital, on a eu une sieste andalouse perturbée par un coup de canon venu d'ailleurs. Le Real Madrid, en visite chez un Betis toujours aussi pénible à manœuvrer dans l'enfer du Benito Villamarin, a rappelé à tout le monde qu'avoir le meilleur effectif de la planète ne dispense pas de rester éveillé après la pause.
Pourtant, le scénario semblait gravé dans le marbre de la routine madrilène. Jude Bellingham, qui continue de traiter la Liga comme son jardin privé, avait encore décidé de porter la couronne. Une ouverture du score clinique avant la mi-temps et on pensait que les Merengue allaient tranquillement gérer leur avance en fumant un cigare virtuel aux côtés de Carlo Ancelotti. Le Real menait 1-0 à la pause et la Maison Blanche ronronnait de satisfaction, persuadée que le travail était fait.
Mais c'était sans compter sur la résilience sévillane et l'inspiration divine d'Aitor Ruibal. Le latéral s'est transformé en artificier en chef le temps d'une frappe monumentale qui a nettoyé la lucarne de Lunin. À ce moment précis, le Real a soudainement réalisé que le football se jouait pendant quatre-vingt-dix minutes et non pas seulement durant les éclairs de génie de ses recrues estivales. AFFLIQUANT. On a vu des stars internationales se regarder dans le blanc des yeux, cherchant une solution tactique qui ne venait jamais.
Ce nul est une CATASTROPHE comptable pour Madrid dans la course au titre. Alors que la concurrence ne ralentit pas, laisser filer deux points en Andalousie ressemble à un sabordage volontaire. Le Betis, fidèle à sa réputation, reste ce poil à gratter insupportable qui empêche les géants de dormir sereinement, tout en restant solidement accroché à ses ambitions européennes.
Bref, une soirée de perdue pour ceux qui espéraient voir le Real s'envoler en tête. Les supporters madrilènes pourront toujours invoquer la malchance, mais à ce rythme, ils vont finir par regarder la tête du classement avec des JUMELLES. Un match nul qui n'arrange finalement personne, sauf les rivaux qui se frottent déjà les mains devant ce manque flagrant de caractère.