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3 - 3
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Portes ouvertes à Vallecas

27 avril 2026
#Rayo Vallecano de Madrid#Real Sociedad de Fútbol

Si vous aimez la rigueur tactique, les blocs bas et les entraîneurs qui passent leur nuit à réviser la théorie du "clean sheet", j'espère sincèrement que vous étiez devant un documentaire sur la reproduction des bulots. Parce qu'à Vallecas, on a assisté à une parodie de football défensif qui ferait passer une passoire pour un coffre-fort de la Banque d'Espagne. Un 3-3 lunaire, sans queue ni tête, où le Rayo et la Real Sociedad ont décidé que défendre était un concept beaucoup trop conservateur pour l'époque.

À la mi-temps, le 1-1 laissait encore espérer un semblant de dignité. Erreur. La seconde période a transformé le petit stade madrilène en un saloon où tout le monde tire sur tout ce qui bouge. Le Rayo Vallecano, quatorzième au coup d'envoi, a joué avec son cœur, ses tripes, et malheureusement aussi avec ses pieds carrés en défense. Ils courent partout, ils pressent tout le monde, mais ils oublient parfois que le but, c'est aussi d'empêcher l'adversaire de marquer trois fois.

En face, la Real Sociedad confirme son statut de l'équipe la plus FRUSTRANTE du royaume. Sixièmes avant le match et théoriquement candidats à l'Europe, les Basques ont géré ce match comme un stagiaire gère une crise nucléaire. Mener au score à Vallecas est une chose, se faire reprendre systématiquement par une équipe qui joue en apnée en est une autre. Imanol Alguacil va probablement devoir expliquer comment une défense censée être sérieuse peut se transformer en hall de gare dès qu'un ailier du Rayo accélère un peu.

Au final, ce match nul n'arrange absolument personne, sauf les spectateurs neutres qui ont bien rigolé. La Real Sociedad reste coincée dans l'ascenseur pour l'Europe sans jamais trouver le bouton du dernier étage, tandis que le Rayo continue de flotter dans le ventre mou du classement, là où l'on ne risque rien, sauf de s'ennuyer la semaine prochaine. UN SPECTACLE TOTAL, certes, mais surtout une preuve de plus que dans cette Liga, dès qu'on enlève le Real et le Barça, c'est parfois le grand n'importe quoi. On en redemande, juste pour le chaos.

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