5 - 4
Paris déchaîne l'artillerie, Arsenal s'effondre
Le match a commencé comme un cauchemar pour les Parisiens : à la mi‑time, Arsenal menait 0‑1 grâce à une tête opportuniste de Gabriel Jesus sur un corner mal dégagé. Les Gunners, alors deuxièmes du groupe derrière le PSG, semblaient avoir trouvé la formule pour étouffer l'attaque parisienne, bien que leur domination soit restée stérile au-delà de ce seul but.
Au retour des vestiaires, le PSG a sorti l'artillerie lourde. Kylian Mbappé, enfin libéré du marquage serré, a égalisé à la 52e minute d'une frappe enroulée qui a laissé le gardien d'Arsenal sans réaction. Puis, à la 61e, Achraf Hakimi a profité d'une erreur de relance de Thomas Partey pour donner l'avantage aux Parisiens. Arsenal a répliqué immédiatement : Bukayo Saka a redonné l'espoir à la 68e d'un tir croisé après une combinaison rapide avec Martin Ødegaard. Mais le PSG n'était pas prêt à céder. Neymar, d'un geste de génie, a redonné deux buts d'avance à la 73e et à la 79e, d'abord sur un penalty provoqué par une main maladroite de William Saliba, puis sur un contre éclair conclu par une passe décisive de Vitinha.
Dans les dix dernières minutes, Arsenal a poussé avec l'énergie du désespoir. Eddie Nketiah a réduit l'écart à la 84e, puis à la 88e, une tête de Leandro Trossard a porté le score à 4‑4, faisant croire à un miracle. Pourtant, dans le temps additionnel, un dernier rush de Mbappé, servi par un Hakimi intraitable, a scellé la victoire 5‑4 à la 90+2e.
Ce résultat confirme le PSG en tête du groupe avec treize points, laissant Arsenal à dix unités, désormais obligé de gagner son dernier match pour espérer une qualification. Pour les Parisiens, c'est une victoire qui rappelle que, même quand le scénario semble écrit contre eux, ils possèdent encore la capacité de transformer un déficit en feu d'artifice. Pour Arsenal, c'est une défaite douloureuse qui met en lumière leurs lacunes défensives dans les moments cruciaux : mener à la mi‑time ne suffit pas quand l'attaque adverse décide de sortir le grand jeu. En somme, le PSG a montré qu'il savait encore faire parler la poudre, tandis qu'Arsenal devra revoir sa copie si elle veut éviter une élimination prématurée.