4 - 1
Le Rocher transformé en graviers
On savait que la Principauté aimait le luxe, le calme et la volupté, mais on ignorait que l'AS Monaco avait poussé le concept jusqu'à proposer une défense en mode open-bar au Stade Charléty. En s'inclinant lourdement 4-1 face au Paris FC, les hommes du Rocher n'ont pas seulement perdu trois points ; ils ont égaré leur dignité quelque part entre le périphérique et la porte de Gentilly.
Dès l'entame, on a compris que les Monégasques étaient venus en touristes, sans doute distraits par l'idée de visiter le Jardin des Plantes plutôt que de surveiller les attaquants parisiens. À la mi-temps, le tableau d'affichage indiquait déjà un 3-1 qui puait la correctionnelle. Le PFC, que l'on attendait timoré face au cador de la Côte d'Azur, a joué avec une insolence rafraîchissante, transformant chaque transition en une véritable fête foraine. UN CARNAGE tactique qui a laissé Adi Hütter sans voix et probablement sans solutions.
La seconde période n'a été qu'une lente agonie pour les visiteurs. Alors que Monaco tentait mollement de sauver les meubles, le Paris FC a enfoncé le quatrième clou avec le sang-froid d'un bourreau expérimenté. On se demande encore comment une équipe qui prétendait aux sommets a pu couler de la sorte face à un adversaire qui, avant le coup d'envoi, cherchait encore ses marques dans ce championnat.
Au classement, l'opération est dévastatrice pour Monaco. En plus de voir le podium s'éloigner comme un yacht quittant le port d'Hercule, les voilà désormais talonnés par des équipes qu'ils ne daignaient même pas regarder dans le rétro il y a deux semaines. Pour le Paris FC, ce succès est une BOUFFÉE D'OXYGÈNE monumentale qui les propulse hors de la zone de turbulences et confirme que dans la capitale, le spectacle n'est pas toujours là où les budgets sont les plus indécents.
Il va falloir plus qu'un tour de magie ou une séance de cryothérapie pour que l'AS Monaco se remette de cette gifle. Quant au Paris FC, s'ils continuent à traiter les grands noms de la Ligue 1 avec ce mépris souverain, Charléty pourrait bien devenir le nouveau cauchemar des aristocrates du football français. C'EST TOTALEMENT MÉRITÉ.