0 - 4
Paris en promenade sur la Promenade
On nous avait promis un sommet de la Ligue 1, une bataille tactique intense sur la Côte d'Azur entre deux équipes censées se regarder dans le blanc des yeux. Au final, on a assisté à une séance d'entraînement filmée où le Paris Saint-Germain a rappelé à tout le monde que le championnat de France reste son jardin privé, et que l'OGC Nice n'était qu'un invité un peu trop poli, incapable de bousculer la hiérarchie établie.
À la mi-temps, le petit 0-1 laissait encore planer un semblant de suspense, le genre de faux espoir que Paris aime cultiver avant de passer la vitesse supérieure. Les Niçois pensaient peut-être avoir fait le plus dur en restant à portée de tir, mais la réalité les a rattrapés avec la violence d'un tacle non maîtrisé. La suite a tourné au NAUFRAGE collectif pour les Aiglons, qui ont visiblement oublié de sortir des vestiaires après la pause citron.
Le second acte a été une véritable leçon de réalisme et, disons-le, de mépris technique. Trois buts supplémentaires sont venus punir une défense niçoise qui avait la solidité d'un château de sable face à une marée haute. Le 0-4 final reflète parfaitement l'écart abyssal entre une équipe qui joue pour l'histoire et une autre qui semble soudainement découvrir qu'il ne suffit pas de porter un joli maillot pour exister dans les grands rendez-vous.
Pour le PSG, cette démonstration de force confirme son statut de patron incontesté. Ils consolident leur position de leader en envoyant un message clair à la concurrence : le trône n'est pas à vendre, et certainement pas à prix réduit. Pour Nice, qui fanfaronnait dans le haut du classement avant le coup d'envoi, c'est un retour sur terre d'une brutalité rare. On ne passe pas d'outsider crédible à victime expiatoire sans laisser quelques plumes et beaucoup de dignité au passage.
Le Gym va devoir sérieusement se regarder dans la glace, car à ce rythme-là, les ambitions européennes vont finir noyées dans la Méditerranée. Passer 90 minutes à regarder les Parisiens échanger des passes courtes sans jamais intervenir relève presque de la faute professionnelle. Paris repart avec les trois points et la satisfaction d'avoir transformé l'Allianz Riviera en simple terrain de jeu dominical. C'est CRUEL, mais c'est la dure loi d'un championnat où certains jouent pour gagner pendant que d'autres semblent simplement heureux d'être là pour la photo de groupe.