4 - 1
Résumé : Nottingham Forest FC 4-1 Burnley FC
Il est temps de sortir les extincteurs, car le City Ground n'est plus qu'un amas de cendres fumantes après le passage du cyclone Nottingham.
Nottingham Forest punit l'insolence des Clarets
On commençait pourtant à préparer les mouchoirs et les sifflets à la pause. À la mi-temps, Burnley menait 1-0 et semblait s'amuser avec des Reds totalement apathiques, comme s'ils avaient décidé de digérer leur déjeuner dominical sur la pelouse. On se demandait alors si Forest n'était pas en train de nous refaire le coup de la descente aux enfers prématurée.
Puis, la seconde période a commencé. Et là, ce n'était plus du football, c'était un NAUFRAGE collectif pour les hommes de Burnley. Les filets ont tremblé quatre fois, et avec eux, toutes les certitudes tactiques des visiteurs. Nottingham Forest a décidé de passer la seconde, puis la troisième, laissant les défenseurs de Burnley sur place comme des plots d'entraînement un peu trop coûteux.
Le score final est sans appel : 4-1. Une véritable boucherie orchestrée par des Reds qui, lorsqu'ils décident enfin de courir ensemble, ressemblent étrangement à une équipe de Premier League. Pour Burnley, c'est la soupe à la grimace. On ne sait pas ce qu'il y avait dans les gourdes de Nottingham au retour des vestiaires, mais on conseille vivement aux autorités de jeter un œil, parce que ce réveil était presque surnaturel.
Au classement, ce résultat change radicalement la donne. Nottingham Forest s'offre un bol d'air pur et s'éloigne de la zone rouge avec l'élégance d'un fuyard qui vient de braquer une banque. Pour Burnley, l'ascenseur émotionnel est en panne au rez-de-chaussée. S'ils continuent à s'écrouler de la sorte après avoir mené, ils pourront bientôt organiser des derbys passionnants en Championship.
C'est une HUMILIATION que les supporters visiteurs n'oublieront pas de sitôt. Forest a prouvé qu'ils pouvaient transformer un cauchemar en festival offensif en seulement quarante-cinq minutes. Burnley, de son côté, a prouvé qu'on pouvait être devant au score et finir par ressembler à une équipe de district un lendemain de fête. Le football est parfois cruel, mais il est surtout hilarant quand on n'est pas dans le camp des perdants.