L'AEK s'offre une récréation en Slovénie
On s'attendait à une joute européenne disputée sous le ciel de Slovénie, on a finalement assisté à une exécution en règle. L’AEK Athènes n’est pas venu à Celje pour admirer les paysages ou tester la gastronomie locale. Les Grecs sont venus, ont vu, et ont transformé le stade Z’dežele en terrain d’entraînement privé. Un 4-0 net, sans bavure, et surtout sans l'ombre d'une résistance sérieuse de la part des locaux.
Celje a découvert à ses dépens que la Conference League, ce n’est pas la cour de récréation du championnat national. Face à une équipe d’Athènes qui a joué au petit trot, les locaux ont ressemblé à des figurants égarés dans un film d’action où ils n'étaient là que pour prendre les coups. Pas un tacle appuyé, pas une révolte d'orgueil, juste le vide sidéral d'une défense qui a pris l'eau dès les premières minutes pour ne plus jamais retrouver la terre ferme.
Le spectacle a tourné à la plaisanterie dès la première période. En regagnant les vestiaires avec un avantage déjà rédhibitoire, l’AEK a tué tout suspense avant même que les spectateurs n'aient eu le temps de finir leur première bière. La seconde période a ressemblé à un long chemin de croix pour les Slovènes, une agonie lente rythmée par les vagues jaunes et noires qui déferlaient sur un bloc défensif en carton-pâte. On appelle ça une DÉMONSTRATION, mais pour Celje, c’était surtout une leçon d’humilité administrée sans anesthésie.
Au classement, cette victoire propulse l’AEK Athènes dans les hauteurs confortables du tableau général. Les Grecs confirment qu'ils ont le profil pour jouer les épouvantails dans cette compétition s'ils continuent à traiter leurs adversaires avec ce mépris souverain. Pour Celje, c’est LE NAUFRAGE total. Avec zéro point et une différence de buts qui pique les yeux, leur aventure européenne ressemble déjà à un court-métrage tragique que personne n'a envie de revoir.
Si l'objectif de Celje était de se faire remarquer, c'est réussi : on se souviendra longtemps de leur passivité légendaire. L’AEK repart avec les valises pleines de buts et une confiance totale. Pour les Slovènes, il est peut-être temps de se concentrer sur les tâches domestiques, parce que l'Europe, c'est manifestement encore un costume beaucoup trop grand pour leurs épaules.