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Les Magpies et les Blaugranas dos à dos dans le Nord
C’était censé être le choc pétrodollars contre leviers économiques, l’armada du futur contre les fantômes du passé. Au final, Saint James’ Park a surtout été le théâtre d’un combat de rue où la finesse technique de Barcelone est venue s’empaler sur la rudesse britannique de Newcastle. Un partout, balle au centre, et tout le monde rentre se coucher avec un sentiment d’inachevé.
Barcelone pensait sans doute que le simple fait de porter le maillot "Més que un club" suffirait à impressionner des Anglais qui mangent des frites à la sauce au gras. Erreur fatale. Les hommes de Xavi ont eu le ballon, certes, mais l’ont utilisé avec la précision d’un stagiaire en première semaine. Newcastle, fidèle à son ADN de nouveau riche complexé, a compensé son manque de génie par une intensité physique qui frise parfois le code pénal.
Ce match nul est une véritable CATASTROPHE pour le suspense du groupe. Les deux équipes se regardent en chiens de faïence au classement, incapables de prendre l’ascendant. Si Barcelone garde mathématiquement la main sur son destin, cette prestation confirme que le club catalan voyage aussi mal qu’une valise en soute à l’aéroport de Beauvais. Pour Newcastle, c’est le soulagement d’avoir tenu tête à un géant, même si ce géant a aujourd'hui les pieds d'argile et un découvert bancaire abyssal.
Tactiquement, on a vu une équipe espagnole essayer de tricoter des pulls en cachemire sous une pluie battante pendant que les locaux balançaient des grands ballons devant en espérant un MIRACLE. Le 0-0 à la mi-temps reflétait parfaitement le vide intersidéral de la création offensive. La seconde période a été plus animée, mais on reste sur notre faim.
À ce rythme, le vainqueur de cette Champions League ne sera certainement pas sur la pelouse hier soir. Barcelone devra apprendre à marquer plus d'un but par match s'ils veulent revoir les demi-finales avant 2030, et Newcastle doit réaliser que le courage ne remplace pas le talent pur. UN SCANDALE de médiocrité partagée qui laisse le groupe totalement ouvert, pour le plus grand plaisir des amateurs de chaos.