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Le Goffert n'est plus une forteresse
Si vous cherchiez du spectacle et un mépris total pour les consignes défensives, Nimègue était l'endroit idéal ce dimanche. NEC et Heerenveen se sont quittés sur un score de parité qui n'arrange finalement personne, sauf peut-être les comptables qui n'auront pas à calculer de primes de victoire.
Pourtant, tout avait commencé comme dans un rêve pour les locaux. Tjaronn Chery, qui semble être le seul joueur de NEC au courant que le but consiste à mettre le ballon au fond, a ouvert le score dès la 6ème minute. On pensait alors que les Frisons allaient passer un après-midi aussi long qu'une étape de plat sur le Tour de France.
Mais Heerenveen, avec son habituelle résilience de club qui refuse de mourir, a décidé de gâcher la fête. Trenskow a d'abord égalisé avant que Meerveld ne climatise totalement le stade juste avant la pause. Passer de 1-0 à 1-2 en huit minutes, c'est ce qu'on appelle une PERFORMANCE en termes de déconcentration collective.
La seconde période a été un long siège désordonné. Chery, encore lui, a fini par arracher l'égalisation à l'heure de jeu. Doublé pour le vétéran, pendant que ses coéquipiers semblaient plus occupés à admirer l'architecture du stade qu'à marquer un troisième but salvateur.
Au classement, ce nul est une véritable OFFRE PROMOTIONNELLE pour l'Ajax. Troisième avec 50 points, NEC voit les Lanciers d'Amsterdam revenir à trois petites unités. Pour un candidat à la Ligue des Champions, perdre deux points à domicile contre le huitième ressemble furieusement à un sabordage en règle.
Heerenveen repart avec un point dans sa besace et reste confortablement installé dans le ventre mou du classement, à la 8ème place. Ils sont dans cette zone grise où l'on ne joue ni le titre, ni la relégation, mais où l'on se permet de temps en temps de briser les rêves des "gros" de ce championnat.
Bref, un match spectaculaire pour le spectateur neutre, mais une purge tactique pour quiconque possède un diplôme d'entraîneur. NEC devra montrer autre chose s'ils ne veulent pas finir la saison en Europa League, ou pire, en Conférence League avec les équipes de seconde zone. C’est FRUSTRANT, mais c’est la dure réalité d’une Eredivisie qui ne pardonne aucun relâchement.