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Résumé : NAC Breda 3-3 Feyenoord Rotterdam

9 mars 2026
#NAC Breda#Feyenoord Rotterdam

Bienvenue au Rat Verlegh Stadion, ou comme les supporters du Feyenoord l'appellent désormais : le triangle des Bermudes de leurs ambitions. Dimanche après-midi, le NAC Breda, 17e et englué dans la zone rouge, a décidé que la logique comptable était une option facultative en accrochant un 3-3 totalement irrationnel face au dauphin de l'Eredivisie.

Le premier acte fut une ode au chaos défensif. Ayase Ueda a ouvert le bal à la 19e minute, pensant sans doute que l'après-midi serait une promenade de santé pour les Rotterdammers. Erreur fatale. Kamal Sowah a égalisé trois minutes plus tard, déclenchant une séquence de ping-pong mental. Luciano Valente a redonné l'avantage aux visiteurs, mais Boyd Lucassen et l'inoxydable André Ayew — auteur de son premier but pour le club dans le temps additionnel — ont renvoyé tout ce beau monde aux vestiaires sur un score de 3-2. Oui, Feyenoord menait deux fois et a réussi à être mené à la pause. C'est un ART.

Au retour des citrons, Ueda a encore frappé pour égaliser à 3-3, sauvant les meubles mais pas l'honneur. Malgré la première titularisation d'un Raheem Sterling visiblement encore en train de chercher le mode d'emploi du championnat néerlandais, Feyenoord n'a jamais su forcer le verrou d'une équipe qui joue pourtant sa survie avec les moyens du bord.

Ce résultat est une véritable CATASTROPHE pour les hommes de Rotterdam. Certes, ils conservent leur deuxième place, mais ils accusent désormais 19 points de retard sur un PSV Eindhoven qui doit probablement sabrer le champagne depuis hier soir. À ce niveau de largesse défensive, on ne parle plus de course au titre, mais d'une lente agonie vers la fin de saison.

Pour le NAC Breda, ce point est héroïque mais cruel. Ils restent 17es, à portée de fusil d'Excelsior, mais avec l'impression d'avoir réalisé le casse du siècle sans repartir avec le butin complet. Le public de Breda a vu du spectacle, c'est certain, mais le maintien ne se gagne pas avec des matches nuls spectaculaires contre des ténors aux pieds d'argile. Bref, un match nul qui porte bien son nom : personne n'avance, tout le monde stagne, et la défense du Feyenoord mérite une mention spéciale dans la catégorie PORTES OUVERTES de l'année.

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