2 - 1
Le maître mate l'élève
Une fois de plus, le ciel de Manchester est d'un bleu insolent, laissant Arsenal avec ses illusions et ses larmes de crocodile. Mikel Arteta pensait sans doute que son plan de jeu complexe allait enfin déstabiliser son mentor, mais Pep Guardiola a rappelé à tout le royaume que pour gagner une Premier League, il ne suffit pas de réciter ses leçons ou de porter des vestes parfaitement ajustées.
À la pause, le 1-1 laissait encore planer un semblant de suspense, un peu comme quand on croit que le méchant va gagner à la moitié du film. Arsenal faisait illusion, tenant tête à l'ogre mancunien avec une discipline qui forçait presque le respect. Mais la réalité est une MACHINE de guerre impitoyable. Au retour des vestiaires, City a simplement décidé d'arrêter de plaisanter, montant le curseur juste assez pour faire craquer le vernis londonien.
Le score final de 2-1 est d'une cruauté magnifique. Les Gunners ont eu la possession par séquences, ils ont eu des intentions louables, mais ils ont surtout eu le tort d'exister face à une équipe qui ne connaît pas la pitié. Ce résultat n'est pas juste une défaite pour Londres, c'est un rappel à l'ordre brutal. Au classement, City s'installe confortablement sur son trône ou s'en rapproche avec une gourmandise effrayante, laissant les hommes d'Arteta compter leurs regrets et leurs ballons perdus.
Sur le terrain, la différence de maturité a sauté aux yeux. Arsenal a joué comme une équipe qui veut plaire, City a joué comme une équipe qui veut régner. Chaque fois qu'Arsenal pense avoir comblé le fossé, Guardiola en creuse un nouveau, juste pour le plaisir de voir ses rivaux s'essouffler. La vérité, c'est que City gagne par USURE psychologique autant que par talent pur.
On va encore nous bassiner avec le "beau football" des Londoniens et leur progression constante. La vérité est ailleurs : pendant que les supporters d'Arsenal calculent déjà les probabilités de titre sur leurs tablettes, Pep, lui, range trois points de plus dans son tiroir avec le sourire narquois de celui qui connaît déjà la fin de l'histoire. Le titre ne se gagne pas en étant esthétique, il se gagne en étant Manchester City. Arsenal est encore en apprentissage, City est déjà à la remise des diplômes.