2 - 0
Mayence fait sauter le verrou tchèque
On ne va pas se mentir : la première période de ce duel de Conference League avait tout d'un somnifère administré à haute dose par une infirmière sadique. Entre une équipe de Mayence qui cherchait désespérément ses clés et un Sigma Olomouc venu manifestement pour tester la résistance des pelouses allemandes plutôt que pour marquer des buts, le spectacle a longtemps frisé le néant absolu. À la pause, le score nul et vierge reflétait avec une précision mathématique le vide intersidéral proposé par les vingt-deux acteurs. On aurait pu croire à une grève du zèle, ou simplement à un manque cruel d'inspiration de part et d'autre.
Heureusement, le football finit toujours par punir ceux qui refusent de prendre le moindre risque. Au retour des vestiaires, Mayence a enfin décidé d'honorer son statut de membre de l'élite allemande. Sans forcément sortir le grand jeu, les locaux ont fini par percer le coffre-fort tchèque à deux reprises. C'est une VICTOIRE chirurgicale, obtenue à l'usure face à une opposition qui s'est évaporée dès que le premier ballon a franchi la ligne. Les Allemands ont fait le métier, sans fioritures, mais avec le sérieux nécessaire pour ne pas se prendre les pieds dans le tapis européen.
Pour le Sigma Olomouc, ce voyage en Allemagne restera une leçon de réalisme brutal. Vouloir ramener un point de Mayence en produisant aussi peu d'intentions offensives relève soit d'un optimisme délirant, soit d'un manque criant de talent. Les Tchèques repartent avec les valises vides et une position au classement qui commence sérieusement à ressembler à une chute libre. Ils stagnent dans les profondeurs de leur groupe alors qu'ils auraient pu espérer un miracle en restant regroupés derrière.
Grâce à ce succès 2-0, Mayence s'offre un bol d'air FRAIS et se replace idéalement dans la course aux phases finales, grimpant de plusieurs échelons salvateurs. Ce n'est pas encore le grand Carnaval, mais la partition rendue ce soir suffit largement à calmer les critiques. En Conference League, il ne suffit pas d'avoir un nom qui ressemble à une équation de second degré pour espérer s'imposer. Le Sigma l'a appris à ses dépens : la GEOMETRIE du football appartient à ceux qui attaquent. Mayence a su forcer le destin, Olomouc s'est contenté de subir.