0 - 2
Naufrage rhodanien sur les bords de la Saône
Le Groupama Stadium s'attendait à une soirée européenne vibrante, il a finalement assisté à une masterclass de réalisme galicien. Face à un Celta Vigo qui n'avait pourtant rien d'un épouvantail, l'Olympique Lyonnais a réussi l'exploit de transformer un match de gala en une triste corvée.
La première période fut un hommage appuyé au néant. Un score de parité à la pause qui flattait surtout des spectateurs courageux d'affronter le froid pour voir vingt-deux acteurs se regarder dans le blanc des yeux. Lyon dominait stérilement, comme à son habitude, multipliant les centres vers personne et les passes latérales avec la ferveur d'un fonctionnaire un lundi matin. On cherchait le football, on a trouvé l'ennui.
Mais le retour des vestiaires a sonné le glas des ambitions lyonnaises. Le Celta, sentant l'odeur du sang ou simplement celle d'une défense aux abois, a décidé d'accélérer. Deux coups de poignard plus tard, l'OL se retrouvait au tapis, incapable de réagir, tel un boxeur sonné par un adversaire qu'il avait sous-estimé. Cette défaite 0-2 est une CRUELLE leçon de football moderne : posséder le ballon est une chose, avoir une idée de son utilité en est une autre.
Célébrons le Celta Vigo. Les Espagnols n'ont pas survolé les débats, ils ont simplement fait preuve d'un professionnalisme clinique qui fait cruellement défaut entre Rhône et Saône. Ils repartent avec trois points précieux qui les propulsent vers les sommets du classement, laissant Lyon croupir dans les méandres de cette Europa League.
Pour Lyon, ce revers est un véritable SINISTRE comptable. Alors que l'occasion était belle de grimper au classement et de s'offrir un bol d'air pur, les Gones s'enfoncent dans un marasme qui commence à ressembler dangereusement à une impasse saisonnière. Si l'ambition était de briller sur la scène continentale, il va falloir rapidement changer d'ampoule, car pour l'instant, c'est l'obscurité totale au Groupama Stadium.
Le public a fini par exprimer son mécontentement, et on ne peut que lui donner raison. Se faire corriger de la sorte à domicile par une équipe qui ne demandait qu'à être bousculée est une faute professionnelle. La route vers la phase finale est désormais parsemée d'embûches, et à ce train-là, le terminus européen pourrait arriver bien plus vite que prévu.