4 - 2
Tempête sur le Ciutat de València
Si vous cherchiez de la rigueur tactique, des verrous cadenassés et des entraîneurs qui notent scrupuleusement le placement des milieux défensifs sur un carnet, il fallait sans doute changer de chaîne. Entre Levante et le Real Oviedo, on a assisté à une kermesse de haut vol, transformant le rectangle vert en véritable hall de gare. Les Grenats en sortent vainqueurs sur un score de tennis (4-2), laissant les Asturiens avec leurs yeux pour pleurer et une valise bien remplie.
À la pause, le tableau d’affichage affichait déjà un 2-2 qui tenait plus du chaos organisé que du génie stratégique. On se rendait coup pour coup, comme si la première équipe à s'arrêter de respirer allait être transformée en statue de sel. Oviedo pensait sans doute avoir fait le plus dur en tenant tête aux locaux dans cette première période électrique, mais c’était sans compter sur la propension légendaire des Carbayones à s'auto-saboter dès que l'enjeu grimpe d'un cran.
Au retour des vestiaires, Levante a décidé qu'il était temps d'arrêter la plaisanterie et de passer aux choses sérieuses. Deux buts supplémentaires plus tard, l'affaire était pliée. La défense d'Oviedo a montré autant de résistance qu'un château de cartes posé devant un ventilateur industriel en pleine puissance. C’est ce qu'on appelle une véritable DÉSILLUSION pour des visiteurs qui, après avoir flirté avec l'espoir d'un hold-up, finissent par sombrer dans le néant défensif le plus total.
Au niveau comptable, l'opération est absolument PARFAITE pour Levante. Les hommes du Ciutat de València réalisent le braquage de la semaine en doublant leur victime du soir au classement. Ils s'installent désormais confortablement dans le wagon de tête, celui qui sent bon les sommets et les rêves de grandeur, pendant qu'Oviedo stagne dans l'anonymat des équipes qui savent attaquer mais oublient qu'un gardien de but n'est pas là uniquement pour ramasser le cuir au fond de ses filets.
Le football est parfois cruel, mais il est surtout impitoyable avec les touristes. On ne prétend pas jouer les premiers rôles avec une telle passoire en guise d'arrière-garde. Levante peut sabrer le champagne, Oviedo n'a plus qu'à réviser ses fondamentaux.