Résumé : Juventus FC 4-0 AC Pisa 1909
On a longtemps cru que l’AC Pise 1909 allait réussir le casse du siècle à l’Allianz Stadium. Pendant quarante-cinq minutes, les Toscans ont défendu comme s’ils jouaient leur survie en zone de guerre, profitant d’une Juventus aussi inspirée qu’un poète en panne de rimes. 0-0 à la pause : le silence de la Vieille Dame commençait à devenir gênant pour ses supporters.
Et puis, le réveil. Brutal. Douloureux. Inévitable.
Au retour des vestiaires, la Juventus a décidé que la plaisanterie avait assez duré. On ne sait pas ce que l'entraîneur a mis dans le café de ses joueurs à la mi-temps, mais c’était clairement plus efficace qu’un simple discours tactique. Ce qui devait être un match piège s’est transformé en une véritable BOUCHERIE organisée.
Quatre buts. Un festival offensif qui a réduit la défense pisane à l’état de simple décor de théâtre. On a vu des défenseurs courir après des ombres, un gardien abandonné par les siens, et une Juventus qui retrouvait enfin son standing. Passer d’un score nul et vierge à une victoire 4-0 en une seule mi-temps relève soit du génie tactique, soit d’un renoncement total de l’adversaire. On penchera pour un mélange des deux.
Pour l’AC Pise, ce résultat est une douche froide qui rappelle que l’écart entre le rêve et la réalité se mesure parfois en quatre unités. Ils stagnaient dans le bas du tableau avant le coup d’envoi, et ce n’est pas cette promenade de santé offerte aux Turinois qui va arranger leurs affaires. La chute au classement est aussi verticale que la tour de leur ville natale est penchée.
De son côté, la Juventus réalise l’opération parfaite. Ce succès spectaculaire leur permet de grimper les échelons et de remettre la pression sur le haut du panier de la Serie A. On attendait une confirmation, on a eu une EXÉCUTION en bonne et due forme. Si la Juve continue de jouer ainsi en seconde période, le Scudetto ne sera plus une simple rumeur de couloir.
Pise repart avec ses valises pleines et la certitude que Turin n’est pas une ville de villégiature. Pour la Juventus, la fête continue.