3 - 1
Le Japon donne une leçon d'humilité à la Céleste
Ce qui devait être une aimable rencontre amicale entre le Japon et l'Uruguay s'est transformé en un véritable électrochoc pour la nation sud-américaine. Au coup de sifflet final, le tableau d'affichage affichait un cinglant 3-1 en faveur des Samouraïs Bleus, une victoire qui, même en match de gala, ne manquera pas de faire grincer quelques dents et d'interroger sur l'état de forme de la "Céleste".
Pourtant, la première mi-temps n'avait rien laissé présager d'un tel dénouement. 0-0, un score anémique qui sentait bon la partie d'échecs sans prise de risques, où chaque équipe semblait attendre que l'autre fasse la première erreur. L'Uruguay, pourtant habitué aux joutes intenses du football mondial (actuellement aux alentours de la 15e place FIFA), a semblé jouer avec le frein à main, comme si le statut de son adversaire, le Japon (autour de la 20e place FIFA), ne justifiait pas une implication totale. UNE ERREUR FATALE.
Car au retour des vestiaires, le Japon a montré un tout autre visage. Plus incisif, plus rapide, plus déterminé, il a littéralement EXPLOSÉ en seconde période. Les buts se sont enchaînés, fruit d'un jeu collectif léché et d'une audace qui a cruellement fait défaut à leurs adversaires. L'Uruguay, engourdi, n'a pu que constater les dégâts, réussissant à sauver l'honneur avec un but anecdotique qui n'a fait que masquer, très légèrement, l'ampleur du naufrage.
Pour le Japon, cette victoire n'est pas qu'un simple succès en amical. C'est un signal fort envoyé au monde du football : ils sont prêts à bousculer la hiérarchie et à s'affirmer comme une force montante. Pour l'Uruguay, c'est une sacrée gifle. Une défaite face à un adversaire de ce calibre, à 3-1 qui plus est, remet en question la complaisance et l'engagement. Les amicaux sont censés préparer l'avenir, pas exposer les faiblesses avec une telle brutalité. La "Céleste" ferait bien de se regarder dans le miroir avant que ce faux-pas ne se transforme en mauvaise habitude.