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L'Équateur s'enlise dans la savane ivoirienne
Quel spectacle, mes amis ! Enfin, si l'on est fan de football minimaliste et d'une dramaturgie qui prend trois quarts du match pour se manifester. La Côte d'Ivoire a décroché une victoire précieuse et méritée (oui, méritée, même si ça a été poussif) face à un Équateur qui a semblé jouer avec le frein à main, voire sans moteur du tout.
La première mi-temps ? Une œuvre d'art pour les insomniaques. Un 0-0 qui sentait le match nul à plein nez, où chaque équipe semblait plus préoccupée à ne pas perdre qu'à réellement vouloir gagner. L'Équateur, 38e au classement FIFA et pourtant présenté comme le favori de cette confrontation, a étalé une indigence offensive qui frise le crime de lèse-majesté en Coupe du Monde. En face, les Éléphants (45e mondial) ont patiemment attendu leur heure, comme des chasseurs aguerris.
Et cette heure est arrivée. Un éclair, une fulgurance, une action que l'on qualifiera de "bien construite" pour ne pas dire qu'elle a brisé la léthargie générale. La Côte d'Ivoire a trouvé la faille, et soudain, le match a pris une toute autre saveur. Le but ivoirien a réveillé une équipe qui, jusque-là, se contentait de regarder l'Équateur échouer. Et les Équatoriens ? Ils ont réagi avec la panique de ceux qui réalisent qu'ils sont en train de gâcher une opportunité en or.
Ce résultat est CLAIREMENT un tremblement de terre pour le groupe. La Côte d'Ivoire s'empare de trois points vitaux, qui relancent toutes leurs ambitions de qualification. C'est le genre de victoire qui forge le mental, qui donne de l'élan et qui prouve que la GRINTA peut parfois l'emporter sur le talent (ou son absence manifeste du côté adverse). Pour l'Équateur, c'est une CATASTROPHE industrielle. Zéro point, une défaite inattendue contre un adversaire "plus faible" sur le papier, et une pression monumentale pour les matchs à venir. Il va falloir se réveiller, et vite, ou le voyage au Qatar sera plus court que prévu. Les Éléphants, eux, peuvent savourer. Ils ont prouvé que la patience et l'opportunisme payent.