3 - 2
L'Inter évite de justesse le naufrage dans le Lac de Côme
On le sait, l’Inter Milan aime se compliquer la vie. C’est dans son ADN, presque autant que les rayures noires et bleues. Face à un Como qui débarquait à San Siro avec l’ambition d’un nouveau riche et le carnet d'adresses de luxe de Cesc Fabregas, les Nerazzurri ont bien failli nous offrir le fiasco de l’année en Coppa Italia. Score final : 3-2. Mais que ce fut LABORIEUX.
Après une première période aussi excitante qu’une lecture de conditions générales d'utilisation — le fameux "None-None" des feuilles de stats qui cache souvent un néant footballistique absolu — le match a enfin décidé de sortir de sa torpeur. On a cru un instant que l’Inter allait plier l’affaire proprement, avec la morgue habituelle des grands d’Italie, mais c’était sans compter sur cette fâcheuse tendance milanaise à laisser la porte ouverte aux courants d’air dès que l’adversaire montre un peu de caractère.
Trois buts marqués, certes, mais deux encaissés contre un promu qui, s’il a du style sur le banc et des investisseurs aux poches profondes, manque encore cruellement de cynisme. L’Inter passe au tour suivant, mais Simone Inzaghi ferait bien de vérifier ses stocks de bêta-bloquants. Gagner en tremblant jusqu'à la dernière minute à domicile contre les gars du lac, c’est le genre de performance qui fait tâche sur un CV de prétendant à tout.
Pour Como, c’est la douche froide, mais une douche avec vue. Ils ont prouvé qu’ils pouvaient bousculer les ogres de la botte, mais en Coupe, on ne distribue pas de médailles pour l’esthétique ou la possession stérile. Ils repartent au bord de leur lac avec des regrets plein les valises et l’étiquette de la "belle équipe qui perd avec les honneurs". C'est MAGNIFIQUE mais absolument inutile pour la suite de la compétition.
Ce résultat confirme une chose : l'Inter a le moteur d'une Ferrari mais parfois les freins d'une Fiat Panda d'occasion. Ils évitent l'humiliation historique, mais cette qualification arrachée dans la douleur montre que l'arrogance a failli coûter TRES CHER. On attendait une démonstration de force, on a eu un thriller de série B qui finit bien par miracle. Les Nerazzurri avancent, mais la manière laisse un goût de risotto trop salé.