2 - 3
Le Betis climatise Montilivi
Le football, c'est parfois simple : vous jouez bien, vous marquez, mais à la fin, Manuel Pellegrini trouve toujours un moyen de vous gâcher la soirée. Gérone, le petit chouchou du royaume qui faisait trembler les géants, a fini par mordre la poussière dans un match qui ressemblait plus à une partie de ping-pong qu'à une rencontre tactique de haut vol.
À la pause, le score de 1-1 laissait présager un suspense insoutenable. On pensait que Michel avait encore un tour dans son sac pour transformer ses joueurs en Avengers du ballon rond. Erreur. Les Andalous ne sont pas venus pour faire de la figuration ou admirer la vue sur les Pyrénées. Ils sont venus pour braquer la banque, et ils l'ont fait avec la manière.
Ce match a été un véritable SPECTACLE TOTAL pour les neutres, mais une purge mentale pour les supporters catalans. En s'inclinant 2-3 à domicile, Gérone prouve que sa défense a parfois la solidité d'un château de cartes un jour de grand vent. On veut bien être romantique et attaquer à tout-va, mais encaisser trois pions chez soi, c'est le meilleur moyen de finir la saison avec des regrets et une place en bas du podium plutôt qu'au sommet.
Le Real Betis, de son côté, remonte au classement avec l'arrogance de ceux qui savent voyager. Cette victoire n'est pas qu'un simple coup de chance, c'est une déclaration d'intention. Ils grimpent, ils talonnent les places européennes et rappellent à tout le monde que l'expérience ne s'achète pas au supermarché. C'est du FOOTBALL CHAMPAGNE version sévillane.
Pour Gérone, la chute est brutale. Hier encore, ils regardaient le sommet avec des yeux de conquérants. Aujourd'hui, ils réalisent que la Primera Division est une jungle où le moindre faux pas se paie cash. Si l'ambition est de rester dans le haut du panier, il va falloir apprendre à fermer la boutique quand le vent tourne. Sinon, le beau jeu ne sera qu'une jolie épitaphe sur une saison qui aurait pu être historique.