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Naufrage anglais sur le Bosphore
On pensait que Liverpool venait en Turquie pour une simple escale touristique, une sorte de voyage d'agrément entre deux matchs de Premier League. Grave erreur. Les Reds ont découvert à leurs dépens que le célèbre slogan "Welcome to Hell" n'était pas une simple stratégie marketing pour vendre des écharpes aux touristes crédules. Dans l'arène bouillante du RAMS Park, le standing européen et les salaires à six chiffres sont restés au vestiaire, probablement par peur de prendre un coup de chaud.
La première période a été une véritable ode au néant tactique. Un 0-0 solide, rugueux, où le football a parfois été oublié au profit d'une bataille de tranchées. Liverpool a eu la possession, certes, mais une possession aussi stérile qu'un désert de sel. Les Anglais ont fait tourner le ballon avec la conviction d'un fonctionnaire un vendredi après-midi, sans jamais trouver la faille dans un bloc turc transformé pour l'occasion en muraille infranchissable. À la pause, on cherchait encore les occasions franches, probablement perdues quelque part dans les courants du détroit.
Puis, l'inévitable est arrivé. Galatasaray a fini par punir l'arrogance et le manque flagrant d'idées des visiteurs. Un petit but, un seul, mais suffisant pour faire exploser le volcan d'Istanbul et envoyer les Scousers pleurer dans leur thé durant tout le vol retour. Défendre un tel résultat demande du cœur et des tripes, et Liverpool semblait avoir oublié ces accessoires essentiels sur les rives de la Mersey.
Ce résultat est une véritable CATASTROPHE pour le classement des Anglais. Eux qui espéraient squatter les sommets de cette phase de ligue se retrouvent désormais englués dans le doute, obligés de regarder vers le bas alors qu'ils visaient la lune. Pour Galatasaray, c'est le hold-up parfait. Ce succès leur permet de faire un bond prodigieux au classement et de rappeler à l'Europe entière qu'on ne vient pas gagner en Turquie en claquant simplement des doigts ou en montrant son palmarès.
Soyons honnêtes : Liverpool a été d'une médiocrité PATHÉTIQUE dans le dernier geste. On attendait des guerriers, on a eu des figurants en manque de repères. C'est une LEÇON d'humilité administrée par des Lions qui avaient faim, contrairement à des Reds qui semblaient déjà rassasiés par leur propre légende. La Champions League ne pardonne pas le manque d'envie, et ce soir, la sentence est tombée sans aucune pitié pour les hommes de la Mersey.