Florence évite le traquenard polonais
Ah, la Conference League. Cette compétition merveilleuse où l’on croise des noms de clubs qui ressemblent à des clés de sécurité Wi-Fi oubliées au dos d'une box. Ce jeudi, la Fiorentina recevait Raków Częstochowa, l’épouvantail polonais dont personne ne sait vraiment prononcer le nom sans risquer une entorse de la langue. On s’attendait à une promenade de santé sur le Ponte Vecchio, on a eu droit à une bataille de tranchées plus proche du combat de catch que du ballet florentin.
Après une première période aussi animée qu’un colloque sur la culture du navet en zone aride, les deux équipes sont rentrées aux vestiaires sur un score de parité absolue. Un néant footballistique qui rendait un hommage vibrant à la sieste digestive des supporters de la Viola. On a bien cru que les Italiens allaient nous offrir un récital d'impuissance face à un bloc polonais plus compact qu'une valise de vacances en low-cost.
Mais la Fiorentina a fini par se souvenir qu'elle jouait en violet et pas en transparent. La seconde mi-temps a enfin vu les filets trembler. Les hommes de Florence ont accéléré le rythme, inscrivant deux buts pour mettre fin au suspense et rappeler que le talent, même intermittent, finit toujours par payer contre des équipes qui défendent comme si leur vie en dépendait.
Raków a bien tenté un baroud d'honneur en réduisant l'écart en fin de match, provoquant un petit frisson dans les travées d'Artemio Franchi, mais le MIRACLE n'a pas eu lieu. Les Polonais ont couru, ils ont lutté, ils ont transpiré, mais ils ont surtout perdu. C’est le dur métier de Petit Poucet européen : on gratte des miettes, mais on finit souvent avec la faim.
Ce résultat permet à la Fiorentina de soigner son classement et de s'éviter une crise d'urticaire avant les prochaines échéances. Pour Raków, l'apprentissage du haut niveau est DUR. Les Polonais repartent avec la satisfaction d'avoir fait douter un club historique, ce qui leur fera une belle jambe au moment de regarder le tableau des points. La hiérarchie est respectée, et c'est bien tout ce qu'on retiendra de cette soirée de football de seconde zone.