1 - 3
La Kiez se noie : Wolfsburg douche les espoirs de St. Pauli
Le Millerntor, temple des rebelles et des romantiques du football, avait des airs de fête. Le FC St. Pauli, étonnant 7ème de Bundesliga avant cette rencontre, rêvait de confirmer son statut de trouble-fête face à un VfL Wolfsburg, 13ème et en quête de rachat. Mais la dure réalité du football allemand, mes chers amis, a frappé comme une enclume sur un mirage. Et disons-le : ce fut une ÉCRASANTE démonstration de pragmatisme contre l'illusion.
Dès l'entame, on sentait une tension bizarre. St. Pauli, avec son style exubérant, tentait bien de faire vibrer ses fans, mais c'était Wolfsburg qui faisait le sale boulot. Un but en première mi-temps, clinique, froid comme une bière allemande en janvier, a mis fin aux espoirs d'un début de match flamboyant pour les locaux. 0-1 à la pause, et déjà, les visages des supporters commençaient à se figer, réalisant que le conte de fées pourrait bien tourner au cauchemar.
La seconde période n'a fait que confirmer l'impression. Wolfsburg, sans être transcendantal, a joué avec une efficacité redoutable, celle qui sépare les bonnes équipes des clubs sympathiques. Deux buts de plus sont venus punir une défense de St. Pauli qui avait des airs de passoire par moments, et un milieu de terrain dépassé par l'intensité des Loups. Le but de consolation des Kiezkicker, arrivé bien trop tard dans cette partie, n'a servi qu'à ajouter une couche de vernis à une défaite déjà acquise. Un score final de 1-3, où le "spectaculaire" est plus à attribuer à la capacité de Wolfsburg à planter des clous dans le cercueil de son adversaire.
Pour St. Pauli, c'est un RETOUR À LA RÉALITÉ brutal. Cette défaite les voit glisser, au mieux, à la 9ème place, voire plus bas selon les autres résultats. Le rêve européen, s'il était encore permis, prend un sacré coup dans l'aile. Il est temps de se demander si le charisme du Kiez suffit à gagner des matchs en Bundesliga. La réponse, ce soir, était un NON catégorique.
Quant à Wolfsburg, c'est une bouffée d'oxygène salvatrice. Une victoire à l'extérieur, face à une équipe prétendument en forme, est exactement ce dont ils avaient besoin. Ils grimpent à la 11ème place provisoire, se donnant un peu d'air par rapport à la zone rouge et prouvant qu'ils ont encore de la ressource. Ce n'était pas le football le plus sexy du monde, mais c'était le plus intelligent. Et dans le football, l'intelligence, ça paie. St. Pauli ferait bien d'en prendre de la graine.