Le TFC braque Saint-Symphorien dans le chaos
Il y a des matchs qui vous réconcilient avec le football et d’autres qui vous rappellent pourquoi la Ligue 2 attend certaines équipes avec une impatience non dissimulée. À Saint-Symphorien, on a eu les deux pour le prix d’un. Dans ce qui ressemblait plus à une partie de ping-pong qu'à un match de football professionnel, le Toulouse FC est reparti de Lorraine avec trois points miraculeux, laissant le FC Metz à ses cauchemars et à sa place de lanterne rouge.
Le début de rencontre a été une véritable masterclass de la défense messine dans l'art de regarder les autres jouer. Aron Dønnum a ouvert le bal dès la 6e minute, suivi de près par un Yann Gboho en mode festival. Mené 0-2 après un quart d'heure, Metz a soudainement réalisé qu'il y avait un public dans les tribunes. En l'espace de soixante secondes chrono, Mbala et Kouao ont remis les compteurs à égalité, profitant de la traditionnelle sieste toulousaine post-avantage.
Mais comme le TFC ne sait rien faire comme tout le monde, Gboho s'est offert un doublé juste avant la pause pour renvoyer tout ce beau monde aux vestiaires sur un score de 2-3. UN SCÉNARIO ABSURDE pour un match de bas de tableau qui refusait obstinément de respecter la logique tactique.
La seconde période a été une longue agonie pour les nerfs des supporters locaux. Alors qu'on pensait que Metz avait fait le plus dur en égalisant à la 88e minute par Abuashvili, le destin – ou plutôt le pied de Sauer – a décidé de s'en mêler. À la 99e minute, alors que certains quittaient déjà le stade pour éviter les bouchons, l'Autrichien a envoyé une mine pour glacer définitivement les Grenats. UN VÉRITABLE BRAQUAGE que même les plus fervents supporters du Capitole n'osaient plus espérer.
Côté classement, ce résultat est une sentence de mort qui ne dit pas son nom pour Metz. Toujours 18e avec un matelas de seulement 13 points, le club lorrain semble avoir déjà réservé son hôtel à Dunkerque pour la saison prochaine. Pour Toulouse, cette victoire spectaculaire permet de remonter à la 11e place et d'envisager une fin de saison dans le VENTRE MOU, ce qui reste le luxe ultime pour une équipe capable du meilleur comme du pire. Metz pleure, Toulouse rigole, et la Ligue 1 se frotte les mains devant ce spectacle de défense passoire.