4 - 2
Munich remet l'église au milieu du village bavarois
Il y a des jours où l'on se demande pourquoi le VfB Stuttgart prend encore la peine de descendre du bus à l'Allianz Arena. On nous avait promis un choc au sommet, une opposition de style, peut-être même un frisson de suspense pour bousculer la hiérarchie de la Bundesliga. Au lieu de cela, le Bayern a livré une leçon de réalisme froid, terminant la première période sur un score de 3-1 qui sentait déjà le sapin pour les visiteurs avant même le retour aux vestiaires.
Le Rekordmeister n'est pas là pour se faire des amis, et encore moins pour laisser les Souabes croire qu'une place sur le podium est un droit acquis. Les Bavarois ont dicté le tempo avec une insolence rare, transformant la défense adverse en une véritable passoire de luxe. C'est simple, chaque incursion munichoise ressemblait à une invitation à la déroute. On a vu des défenseurs de Stuttgart chercher leur boussole pendant que le tableau d'affichage s'affolait, victimes d'un pressing qui les a étouffés sans la moindre once de pitié.
Si Stuttgart a eu le mérite de ne pas sombrer TOTALEMENT en seconde période, l'issue de cette boucherie n'a jamais fait l'ombre d'un doute. Réduire l'écart pour finalement s'incliner 4-2 n'est qu'une maigre consolation, un peu comme recevoir un pansement après avoir percuté un mur à pleine vitesse. Les Munichois ont géré leur avance avec cette arrogance tranquille qui les caractérise, rappelant à l'Allemagne entière que le patron porte toujours du rouge. Ils ont joué avec leurs proies comme un chat avec une souris fatiguée.
Au classement, cette opération comptable est une bénédiction pour le Bayern qui conforte sa position de leader et balaie les quelques doutes qui commençaient à germer. Pour Stuttgart, c'est le retour brutal à la réalité : on ne s'invite pas à la table des rois avec des manières de club de province. Le Bayern est resté IMPITOYABLE, prouvant que lorsque l'enjeu s'élève, le talent pur et l'expérience finissent toujours par écraser l'enthousiasme un peu naïf.
Avec six buts au total, le public a eu droit au spectacle promis, mais le suspense, lui, est resté au vestiaire. Munich continue sa marche impériale, laissant ses concurrents se battre pour les miettes et les places d'honneur, loin derrière une machine de guerre qui semble avoir retrouvé son meilleur régime de croisière.