6 - 1
Leipzig broyé dans l'essoreuse bavaroise
Il y a des soirs où le football d'élite ressemble étrangement à une partie sur console réglée en mode amateur. En accueillant le RB Leipzig, le Bayern Munich n'avait visiblement aucun temps à perdre avec la politesse. Le verdict est sans appel : un 6-1 monumental, sec et sans bavure, qui renvoie l'écurie de Saxe à ses doutes existentiels tout en envoyant un avertissement terrifiant à l'ensemble de la Bundesliga.
Dès le coup d'envoi, l'Allianz Arena a compris le scénario. À la mi-temps, la clim était déjà activée avec un 3-0 limpide qui ne laissait aucune place au suspense. Les Munichois n'ont pas seulement dominé ; ils ont asphyxié leur adversaire dans les grandes largeurs. Au cœur du jeu, Aleksandar Pavlović (Note : 8.15/10) a livré un récital d'orientation, distribuant les caviars avec le calme d'un vieux briscard. Sur l'aile gauche, Alphonso Davies (Note : 8.02/10) a retrouvé ses jambes de feu, déposant ses gardes du corps sur chaque accélération pour maintenir Leipzig en apnée.
Mais le grand chef d'orchestre de cette démonstration se nomme Michael Olise (Note : 8.55/10). Le Français a tout simplement marché sur la rencontre, alternant crochets dévastateurs et décalages chirurgicaux pour faire vivre un calvaire à l'arrière-garde adverse. Devant lui, Harry Kane (Note : 8.18/10) a fait parler son sang-froid habituel, clinique dans le dernier geste et toujours précieux pour fluidifier les attaques rapides.
En face, l'