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Brouillard lyonnais sur la Galice

13 mars 2026
#Celta Vigo#Lyon

Si vous aviez prévu de passer une soirée riche en émotions fortes et en envolées lyriques du côté de Balaídos, vous avez sans doute confondu l'Europa League avec un film de Michael Bay. Ce Celta Vigo-Lyon restera dans les mémoires comme l'équivalent footballistique d'un dimanche après-midi pluvieux devant une rediffusion de Derrick : c’est lent, c’est prévisible, et on finit inévitablement par piquer du nez.

Le Celta, fidèle à sa réputation d’équipe capable de transformer le chaos en art abstrait, a pourtant cru tenir le bon bout. Les Galiciens ont ouvert les hostilités avec l'enthousiasme d'un condamné à mort, profitant d'une défense lyonnaise dont le placement tactique rappelait étrangement celui d'un troupeau de chèvres égaré dans le brouillard. Mais comme souvent avec cette équipe, la flamme s'est éteinte plus vite qu'une bougie dans un typhon.

Côté lyonnais, on a frôlé le néant absolu. Les Gones ont traversé les Pyrénées avec l’ambition d’un touriste en tongs, affichant une possession de balle aussi utile qu’un peigne pour un chauve. L’égalisation, arrivée comme un cheveu sur la soupe, a permis de sauver les meubles, mais certainement pas l'honneur. Voir onze types en blanc errer sur la pelouse comme s'ils cherchaient la sortie du stade pendant quatre-vingt-dix minutes était une expérience véritablement PATHÉTIQUE.

Ce résultat est une véritable opération blanche pour tout le monde. Au classement, Lyon reste englué dans les méandres de cette phase de ligue interminable, incapable de s'extirper de sa condition de pensionnaire du ventre mou européen. Quant au Celta, ce point grappillé à domicile ne les aide pas à sortir de l'anonymat international où ils semblent se plaire avec une constance remarquable.

On attendait un choc, on a eu une purge. Si Pierre Sage pensait avoir trouvé la formule magique, il a visiblement oublié de vérifier la date de péremption de ses idées. Le match retour s'annonce déjà comme une épreuve d'endurance pour les nerfs des supporters, qui mériteraient sans doute une prime d'intéressement pour avoir regardé cette rencontre jusqu'au bout. À Lyon, le talent est là, mais l'envie semble être restée sur les bords du Rhône. INTERMINABLE, vous avez dit ?

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