2 - 2
Portes ouvertes au stade Joao Cardoso
Le football portugais nous offre parfois des sommets de technique pure, et puis il y a des matches comme ce CD Tondela contre Gil Vicente. Un 2-2 qui ressemble plus à un pacte de non-agression rompu par inadvertance qu’à une véritable joute tactique de Primeira Liga. Au stade Joao Cardoso, on a vu de tout, sauf de la rigueur défensive.
À la mi-temps, le tableau affichait déjà 1-1. On pourrait appeler ça du réalisme, mais soyons honnêtes : c’était surtout le résultat de deux arrière-gardes qui ont décidé de prendre des RTT simultanées en plein milieu du mois d’avril. Les attaquants n’en demandaient pas tant, profitant d’espaces que même un latéral de district ne laisserait pas à son propre cousin un dimanche matin après une soirée trop arrosée.
La seconde période a été le théâtre d’un SPECTACLE pour le moins curieux. On court, on centre, on rate, on marque par pur hasard. Gil Vicente pensait sans doute avoir fait le plus dur en prenant l'avantage, mais Tondela possède cette capacité fascinante à refuser la défaite tout en faisant absolument tout pour la provoquer par des erreurs de placement dignes d'une école de football pour débutants. C’est un art, presque une philosophie de vie, que de transformer un match de milieu de tableau en une foire d’empoigne où le ballon semble être une patate chaude dont personne ne veut vraiment assumer la responsabilité.
Au classement, ce résultat est une véritable CATASTROPHE pour ceux qui espéraient encore une percée miraculeuse vers le haut du panier. Tondela et Gil Vicente restent scotchés dans cette zone grise, cette dimension parallèle appelée le ventre mou, où l’on ne risque rien d'autre que l'ennui profond de ses propres supporters. On ne tombe pas, on ne monte pas, on flotte dans l'insignifiance la plus totale.
Finalement, Gil Vicente repart avec un point, Tondela aussi, et les spectateurs avec la certitude qu’ils auraient mieux fait de tondre leur pelouse. C’était spectaculaire, certes, mais de la même manière qu’un accident de trottinette au ralenti : on ne peut pas détacher les yeux du désastre, mais on sait que personne n'en sortira grandi. ABSOLUMENT magnifique de médiocrité.