4 - 0
Le Mur Jaune a dévoré des Brésiliens du Brisgau bien trop tendres
C'est ce qu'on appelle une correction. Ou une exécution publique, selon que vous êtes un inconditionnel du BVB ou que vous avez eu le malheur de faire le déplacement depuis la Forêt-Noire pour assister à ce naufrage. Le Borussia Dortmund n'a pas seulement battu Fribourg, il l'a littéralement RAYÉ de la carte pendant quatre-vingt-dix minutes de pure démonstration collective.
Trois à zéro à la mi-temps. Le suspense ? Il est resté sur le parking du Signal Iduna Park, probablement coincé derrière un bus de supporters déjà résignés. Entre une défense fribourgeoise qui semblait découvrir le concept novateur du marquage individuel et des attaquants borussen en état de grâce, le combat était aussi équitable qu'un duel entre un tank Leopard et une trottinette électrique en fin de batterie.
Luis Diaz et Serhou Guirassy se sont régalés, transformant la surface de réparation adverse en leur jardin privé avec une insolence qui frise le harcèlement. Chaque accélération jaune et noire donnait l'impression que les joueurs de Fribourg couraient dans de la mélasse. C'était SPECTACULAIRE pour les locaux, mais surtout dramatique pour des visiteurs qui ont visiblement oublié que pour exister en Bundesliga, il ne suffit pas de porter un maillot rouge et de l'espoir.
Au classement, cette victoire nette et sans bavure permet au Borussia de consolider sa 4ème place et de garder le podium dans le viseur, tout en rappelant à la concurrence que le Westfalenstadion reste une zone sinistrée pour quiconque n'a pas le niveau. Pour Fribourg, la 8ème place commence à ressembler à un plafond de verre de plus en plus bas. Si Julian Schuster pensait avoir une équipe solide, il sait désormais qu'il dirige une passoire de luxe, capable de prendre l'eau à la moindre brise westphalienne.
Dortmund a rappelé à tout le monde que lorsqu'il décide de poser le ballon et de jouer au football, c'est quand même BEAUCOUP plus sympa à regarder que les purges auxquelles nous avons parfois droit. Les Jaune et Noir ont déroulé leur partition sans une seule fausse note, laissant aux Fribourgeois le seul soin de ramasser les ballons au fond de leurs propres filets.
Quatre-zéro, fin de chantier, circulez, il n'y a plus rien à voir. Pendant que Fribourg s'en va méditer sur ses lacunes abyssales avec une bonne saucisse pour oublier, Dortmund se prépare déjà pour les joutes européennes avec le sourire carnassier de celui qui sait qu'il a fait le job. La routine, en somme, mais avec la manière.