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L’Inter écrase le rêve bolognese
Rome n’a pas eu le dernier mot, c’est Milan. Plus précisément, l’Inter. Le Dall’Ara, cette cathédrale du football italien, a failli vibrer pour une première mi-temps de folie, avant que la machine nerazzurra ne reprenne ses droits. Un 1-1 qui sentait la fin de fête, puis un baroud d’honneur interiste qui a transformé le reste du match en leçon magistrale.
Bologne a cru tenir le loup par la queue. L’égalisation à la pause, c’était du pain bénit, un signal d’alarme pour le club de Ranocchia qui jouait à se faire peur. Mais le football n’est pas une question de bonne volonté, c’est une affaire de tranchants et de sang-froid. Et ce soir, c’est l’Inter qui tenait le scalpel.
Le fait marquant ? L’arrivée de Kevin De Bruyne. Oui, ce nom-là. Le Diable Rouge, désormais sous le maillot rouge-blanche de Bologne, a affiché une prestation de haut niveau, avec une note de 7.42/10 qui rappelle à tout le monde pourquoi sa présence sur le marché des transferts avait fait trembler les vestiaires européens. Il a tenté de relancer le jeu, d’apporter cette folie créatrice qui manque parfois aux Rossoneri, mais face à un bloc défensif interiste structuré, sa magie a buté sur le réalisme froid de l’adversaire.
Côté inter, on ne va pas se cacher derrière son petit doigt : c’est un récital de maturité. Marcus Thuram (7.68/10) a été le bourreau, un hachette sans pitié à l’avant-centre. Sa capacité à décrocher, à presser et à finir, a mis à genoux la défense adverse. À ses côtés, Yann Aurel Bisseck (7.68/10) a tenu son couloir comme un mur de béton armé, n’accordant aucun sursis aux ailiers bolognais.
L’autre pilier de cette victoire, c’est Hakan Çalhanoglu (7.61/10). Le Turc, au poste de meneur de jeu, a orchestré la transition avec une précision chirurgicale. Chaque passe était une sentence. Et au sommet de la pyramide, Lautaro Martínez (7.66/10), le Cholo, a fait le travail sale avant de signer le coup de grâce. Son but, ce n’est pas un miracle, c’est la logique d’un joueur qui sait transformer la pression en réussite.
Sur le plan du classement, cette victoire consolide la position de l’Inter dans le haut du tableau, creusant l’écart avec les prétendants et affirmant sa domination. Pour Bologne, c’est une frustration douce-amère. Les points pris face à un géant comme l’Inter sont précieux, mais la manière dont le match s’est perdu, surtout en seconde période, laisse un goût de cendre. La 7.44/10 de Cristian Volpato montre que l’effort a été colossal, mais que face à l’efficacité clinique de l’Inter, l’effort ne suffit pas. L’Inter reste maîtresse de son destin, Bologne devra apprendre à mieux gérer ses exploits.