1 - 1
Duel de clones sans vainqueur
On nous avait promis le sommet du football moderne, l'affrontement titanesque entre l'élève Xabi Alonso et le "presque mentor" Mikel Arteta. Résultat ? Une partie d'échecs où les deux joueurs ont fini par s'endormir sur l'échiquier. À la BayArena, le Bayer Leverkusen et Arsenal se sont quittés sur un 1-1 qui transpire la frustration et le manque d'audace.
La première période fut un chef-d'œuvre de neutralisation mutuelle. Si vous aimez les passes latérales stériles et les pressings coordonnés au millimètre qui n'aboutissent à strictement rien, vous étiez au paradis. Pour les autres, c'était l'équivalent footballistique d'un séminaire sur la comptabilité fiscale. 0-0 à la pause, et on se demandait si les gardiens n'allaient pas sortir les chaises de jardin pour la suite des événements.
Il a fallu attendre le second acte pour voir un semblant d'animation. Leverkusen a fini par fissurer l'armure londonienne, mais Arsenal, fidèle à sa réputation de bloc de béton armé de Premier League, a recollé sans vraiment briller. C'est FRUSTRANT pour une équipe allemande qui, l'an dernier, aurait trouvé le moyen de gagner ce match à la 97e minute avec un but du genou de Granit Xhaka. Cette saison, la magie du "Neverlusen" semble s'être évaporée dans les vapeurs d'aspirine de l'usine voisine.
Côté Gunners, on repart avec un point, mais surtout avec la confirmation qu'Arsenal en Europe reste une énigme tactique. Dominer le positionnement c'est bien, GAGNER c'est mieux. Ce match nul ne fait les affaires de personne au classement de cette nouvelle phase de ligue.
Au lieu de s'envoler vers le top 8 synonyme de qualification directe, les deux clubs restent englués dans le ventre mou. Ils grillent un joker précieux et se condamnent à une fin de parcours sous haute tension. On a vu de la discipline, certes, mais on a surtout vu deux équipes qui avaient plus peur de perdre que l'envie de l'emporter. C'est le TRISTE constat d'une soirée qui s'annonçait électrique et qui a fini en court-circuit généralisé.