2 - 1
L'AZ Alkmaar s'offre une balade dans les polders aux dépens du Sparta
On a frôlé la sieste collective. Si le football était un somnifère, la première mi-temps de ce choc de Conference League entre l’AZ Alkmaar et le Sparta Prague aurait été vendue en pharmacie sans ordonnance. Un néant abyssal, des contrôles de balle approximatifs et une passion digne d’un conseil municipal un lundi de pluie. Heureusement pour nos yeux, la seconde période a décidé de sauver les meubles, ou du moins de nous sortir de notre torpeur avant que l'on ne bascule définitivement dans le coma.
Après quarante-cinq minutes à se regarder dans le blanc des yeux sans jamais oser franchir le pas, les Hollandais ont fini par se souvenir qu’ils jouaient à domicile et que leur public n'avait pas payé pour voir une parodie de handball. Entre deux bouchées de Gouda, les joueurs d’Alkmaar ont enfin accéléré le mouvement, laissant les Pragois avec leurs certitudes et leurs regrets. Le score final de 2-1 reflète une domination tardive mais INDISCUTABLE d'une équipe qui sait au moins quoi faire du ballon quand il dépasse la ligne médiane.
Côté Sparta, on repassera. Venus pour bétonner et espérer un miracle sur un malentendu, les Tchèques ont fini par craquer comme une biscotte oubliée au fond d’un placard. On attendait un combat de chefs, on a eu une leçon de réalisme néerlandais face à une équipe qui semblait plus préoccupée par l'heure de son vol retour que par la défense de son honneur européen. C’est DOMMAGE, mais c'est la dure loi du football : l'ambition finit souvent par payer plus que le calcul mesquin et défensif.
Ce succès permet à l'AZ de respirer un grand coup au classement. Avant le coup d’envoi, les deux équipes erraient dans le ventre mou avec des interrogations plein la valise, mais cette victoire clarifie enfin les ambitions des Tulipes. Ils s’installent confortablement dans le haut du panier, validant leur ticket pour les discussions sérieuses, pendant que le Sparta Prague va devoir réviser ses classiques s'il ne veut pas voir la suite de la compétition depuis son canapé.
Bref, une soirée qui finit bien pour le spectacle, même si les puristes auront sans doute déjà changé de chaîne avant l'ouverture du score. Alkmaar continue son bonhomme de chemin avec une efficacité chirurgicale, et Prague rentre à la maison avec une valise un peu plus lourde. C'est ça, la magie de la Conference League : nous faire vibrer APRES nous avoir fait douter pendant une heure de notre amour pour ce sport.